Frise chronologique
Néolithique
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée de l'édification du monument.
1755
Fouilles par Thibaudeau
Fouilles par Thibaudeau
1755 (≈ 1755)
Première fouille documentée, sans matériel archéologique connu.
1839
Signalement d'un second dolmen
Signalement d'un second dolmen
1839 (≈ 1839)
Découverte controversée d'ossements par Mangon de la Lande.
1900
Classement monument historique
Classement monument historique
1900 (≈ 1900)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen dit La Pierre-Levée, au hameau de Bellefois : classement par liste de 1900
Personnages clés
| Thibaudeau - Historien poitevin |
A fouillé le dolmen vers 1755. |
| Mangon de la Lande - Chercheur du XIXe siècle |
Signale un second dolmen en 1839. |
Origine et histoire
La Pierre Levée de Neuville-de-Poitou, aussi appelée Pierre-levée de Mavaux, est un dolmen situé dans la commune de Neuville-de-Poitou, dans le département de la Vienne. Ce monument mégalithique, construit au Néolithique, est constitué de massives dalles de grès, dont une table de couverture mesurant 7,50 mètres de long sur 4 mètres de large. La chambre intérieure est délimitée par neuf orthostates, et d'autres blocs visibles à l'ouest pourraient correspondre aux vestiges d'un portique, suggérant un dolmen de type angevin.
Classé au titre des monuments historiques dès 1900, ce dolmen aurait été fouillé vers 1755 par l'historien poitevin Thibaudeau, bien qu'aucun matériel archéologique associé ne soit aujourd'hui connu. L'édifice a par la suite subi de nombreuses fouilles clandestines, compromettant son intégrité. En 1839, Mangon de la Lande signale un second dolmen à proximité, où il affirme avoir découvert des ossements d'animaux, une affirmation jugée douteuse et associée à des interprétations fantaisistes sur des sacrifices rituels.
Plusieurs autres mégalithes étaient signalés aux alentours entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle, mais il est possible qu'il s'agisse de simples blocs naturels, réutilisés plus tard pour la fabrication de pavés. Le site reste un témoignage important des pratiques funéraires et architecturales du Néolithique dans la région, malgré les incertitudes entourant certaines découvertes et interprétations historiques.