Frise chronologique
Néolithique
Construction estimée
Construction estimée
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'érection du menhir
XIXe siècle
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
XIXe siècle (≈ 1865)
Découverte de crânes de loups
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle par l'État
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir dit la Pierre Levée (cad. F 23) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage historique cité |
Sources ne mentionnent aucun acteur |
Origine et histoire
La Pierre Levée de Silly-en-Gouffern, aussi appelée Pierre aux Fées, est un menhir imposant de grès rougeâtre mesurant 5,50 mètres de hauteur. Situé sur la commune de Gouffern en Auge (ancienne commune de Silly-en-Gouffern), dans le département de l'Orne, ce monolithe présente des cavités naturelles souvent confondues avec des cupules anthropiques. Son nom alternatif, Pierre levée des fées de Gouffern, provient d'une légende locale associant ses trous sommitaux aux empreintes de doigts de fées.
Des fouilles réalisées au XIXe siècle autour du menhir ont révélé une concentration inhabituelle de crânes de loups à sa base. Les blocs de grès dispersés aux alentours pourraient être les vestiges d'un dolmen autrefois adjacent, suggérant un site funéraire ou rituel plus complexe. Ces découvertes renforcent l'hypothèse d'une fonction symbolique ou commémorative durant le Néolithique.
Classé monument historique dès 1889, le menhir illustre l'importance des mégalithes dans le patrimoine préhistorique normand. Contrairement à d'autres sites, ses particularités géologiques (cavités naturelles) et son folklore (légende des fées) en font un exemple unique. Les données archéologiques restent cependant limitées, laissant place à des interprétations variées sur son usage originel.
La localisation actuelle du monument, à l'adresse approximative 19 Pierre Levee (Gouffern en Auge), correspond à un secteur rural marqué par une occupation ancienne. Le classement de 1889, parmi les premières vagues de protection des monuments préhistoriques en France, souligne sa valeur patrimoniale précoce. Aucune source ne mentionne cependant de restaurations ou d'études récentes approfondies.
Le menhir est parfois associé à d'autres mégalithes de la région, bien que son isolement relatif et ses caractéristiques distinctives (taille, couleur rougeâtre) le différencient. Les références disponibles, issues de Wikipedia et de la base Mérimée, insistent sur son statut de vestige emblématique, mais appellent à des recherches complémentaires pour préciser son contexte archéologique.
Enfin, la Pierre Levée incarne les croyances et pratiques des communautés néolithiques de Basse-Normandie, où les menhirs servaient souvent de repères territoriaux ou de supports à des rituels. Son état de conservation actuel, malgré l'érosion naturelle, permet encore d'apprécier sa monumentalité, témoignant de la maîtrise technique des bâtisseurs préhistoriques.