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Pierre Levée du champ de la Fa à la Chapelle-sous-Brancion à La Chapelle-sous-Brancion en Saône-et-Loire

Patrimoine classé Mégalithes Pierre Pierre levée

Pierre Levée du champ de la Fa à la Chapelle-sous-Brancion

  • Pierre Levée
  • 71700 La Chapelle-sous-Brancion
Pierre Levée du champ de la Fa à la Chapelle-sous-Brancion
Pierre Levée du champ de la Fa à la Chapelle-sous-Brancion
Pierre Levée du champ de la Fa à la Chapelle-sous-Brancion
Crédit photo : Sandro Marchioro - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
71700 La Chapelle-sous-Brancion, Pierre Levée

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1900
2000
Néolithique
Érection du menhir
13 juillet 1911
Classement MH
1942
Chute du menhir
12 août 1958
Redressement
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Menhir dit Pierre-Levée du champ de la Fa (cad. C4 881) : classement par arrêté du 13 juillet 1911

Personnages clés

Joseph Déchelette - Archéologue A cité ce menhir en 1911

Origine et histoire de la Pierre Levée

La Pierre-Levée du champ de la Fa est un menhir de grès haut de 4,50 m, érigé au Néolithique sur une rupture de pente dominant la vallée du Grison. Il présente une gravure en trident et une croix sommitale ajoutée lors de sa christianisation. Des outils lithiques (haches, flèches) et des tessons chalcolithiques ont été découverts à proximité lors de son redressement en 1958.

Classé monument historique le 13 juillet 1911, ce menhir était déjà cité en 1911 par Joseph Déchelette comme l'un des plus beaux de France. Il s'est progressivement incliné avant de chuter en 1942, puis fut redressé en 1958. Son emplacement, près d'un gisement de grès similaire, suggère une origine locale pour le bloc.

Selon une légende locale, la pierre aurait été lancée par Jésus lors d'un pari avec Satan, tandis qu'une tradition populaire en faisait un lieu de pèlerinage pour ses vertus curatives. Ces récits illustrent la réappropriation symbolique du mégalithe par les communautés chrétiennes médiévales et modernes.

Le site a livré des artefacts attestant une occupation humaine durant le Néolithique et le Chalcolithique, dont des armatures de flèches et des grattoirs en silex. Ces découvertes renforcent l'hypothèse d'un espace ritualisé ou funéraire, typique des mégalithes de cette période en Bourgogne.

Le menhir est situé à 250 m d'un gisement de grès identique, ce qui suggère un transport limité du bloc. Sa position dominante sur le paysage environnant, visible depuis la vallée, pourrait indiquer une fonction de repère territorial ou de marqueur astronomique, hypothèse courante pour les alignements néolithiques.

Liens externes

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