Érection du menhir Vers -3000 av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Période préhistorique, il y a cinq millénaires
1778
Réinstallation place Saint-Michel
Réinstallation place Saint-Michel 1778 (≈ 1778)
Après destruction du dolmen voisin
1889
Classement monument historique
Classement monument historique 1889 (≈ 1889)
Protection officielle par l'État français
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage historique cité
Les sources ne mentionnent aucun acteur spécifique
Origine et histoire de la Pierre Saint-Julien
La Pierre Saint-Julien est un menhir sculpté en grès rose, haut de 4,55 mètres, situé à l’angle sud de la façade occidentale de la cathédrale Saint-Julien du Mans. Ce mégalithe, daté de l’époque préhistorique (il y a environ cinq millénaires), est aussi surnommé « pierre au lait », « pierre de sang » ou « caillou de Gargantua ». Son orifice central, une cupule polie par les frottements, était associé à des rituels de fécondité : les jeunes femmes y frottaient leur doigt pour favoriser la grossesse. La tradition populaire y voit aussi une représentation stylisée d’une femme drapée, dont le « nombril » attire les visiteurs.
Installé en 1778 place Saint-Michel après la destruction du dolmen voisin, le menhir a été adossé à la cathédrale pour le préserver. Son grès rose veiné, typique de l’Éocène, et sa forme anthropomorphe supposée en font un symbole local. Classé monument historique dès 1889, il illustre l’héritage mégalithique de la région, mêlant légendes (comme celle de Gargantua) et pratiques païennes ancestrales. Son emplacement actuel, contre un mur de la cathédrale, souligne son intégration progressive dans le patrimoine religieux et urbain du Mans.
La pierre porte plusieurs noms vernaculaires reflétant ses usages et croyances passés : « pierre des païens » évoque son origine pré-chrétienne, tandis que « pierre de sang » rappelle des exécutions supposées à proximité. Ces appellations, transmises oralement, témoignent de la persistance des traditions populaires autour des mégalithes. Aujourd’hui, le menhir reste un point d’intérêt pour son mystère géologique (les draperies naturelles du grès) et son rôle dans le folklore local, entre sacralité ancienne et curiosité touristique.