Frise chronologique
Néolithique
Période de construction
Période de construction
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Datation supposée des monuments mégalithiques.
1812
Première mention écrite
Première mention écrite
1812 (≈ 1812)
Signalement par Fleuriau de Bellevue.
1889
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle des deux édifices.
Début XXe siècle
Assèchement du site
Assèchement du site
Début XXe siècle (≈ 2004)
Fin de la zone marécageuse environnante.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Deux dolmens dits Les Pierres Closes de Charas (cad. A 2324) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Louis-Benjamin Fleuriau de Bellevue - Historien et archéologue local |
A signalé les mégalithes en 1812. |
Origine et histoire
Les Pierres Closes de Charras, situées à Saint-Laurent-de-la-Prée en Charente-Maritime, sont deux monuments mégalithiques d’un type architectural original, endémique au département. Bien que souvent comparées à des dolmens ou coffres funéraires, leur fonction exacte et leur datation restent incertaines. Ces structures, constituées d’auges en calcaire recouvertes de dalles monumentales, ont été signalées dès 1812 par Louis-Benjamin Fleuriau de Bellevue. Jusqu’au début du XXe siècle, elles se trouvaient dans une zone marécageuse, aujourd’hui drainée.
Le monument le mieux conservé comprend une chambre sépulcrale ovoïde (1,75 m x 1 m x 0,80 m) recouverte d’une dalle de 3,20 m de long. Une ouverture latérale résulte d’un pillage ultérieur. Le second monument, situé à 200 m au nord-ouest, est très endommagé : son auge est brisée et son couvercle triangulaire (2,80 m x 2,30 m) aurait été déplacé vers une ferme voisine. Ces édifices, classés monuments historiques en 1889, illustrent une tradition mégalithique locale encore mal comprise.
Les Pierres Closes de Charras témoignent d’une occupation néolithique dans la région, marquée par des pratiques funéraires ou rituelles encore débattues. Leur singularité architecturale, propre à la Charente-Maritime, en fait des vestiges archéologiques majeurs. Leur découverte et leur étude, initiées au XIXe siècle, soulignent l’importance des travaux de Louis-Benjamin Fleuriau de Bellevue dans l’inventaire du patrimoine mégalithique français.