Construction du pigeonnier-chapelle XVe-XVIe siècle (≈ 1650)
Période estimée de l'édifice hybride.
1904
Destruction de la demeure
Destruction de la demeure 1904 (≈ 1904)
Disparition du logis noble associé.
4 octobre 2010
Classement monument historique
Classement monument historique 4 octobre 2010 (≈ 2010)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le pigeonnier-chapelle en totalité (cad. B 257) : inscription par arrêté du 4 octobre 2010
Personnages clés
Propriétaire anonyme (1534) - Hypothèse de fonction sacerdotale
Lien supposé avec la chapelle (non vérifié).
Origine et histoire du pigeonnier-chapelle
Le pigeonnier-chapelle de La Chaze est un monument hybride situé à Sermur, dans le département de la Creuse en Nouvelle-Aquitaine. Construit entre le XVe et le XVIe siècle, il se distingue par sa forme carrée (5,70 m × 6,40 m) et sa toiture à quatre pans en ardoise. À l’origine intégré à une demeure noble détruite en 1904, il dépend aujourd’hui d’une ferme locale. Son rez-de-chaussée abrite une chapelle voûtée dotée d’un autel en pierre, tandis que l’étage accueille 105 boulins en pierre de taille, caractéristiques des colombiers seigneuriaux.
L’édifice présente une singularité architecturale mêlant symboles seigneuriaux et religieux, possiblement liée à la fonction sacerdotale hypothétique de son propriétaire en 1534. Bien que cette origine reste incertaine, l’épaisseur des murs (90 cm) suggère une construction datant plutôt du XVIe siècle. Deux portes et deux baies éclairent l’ensemble, dont le perchoir central au premier étage renforce le caractère utilitaire du pigeonnier. Classé monument historique en 2010, il constitue avec celui de Lupersat l’un des rares exemples connus de ce type en France.
Le pigeonnier-chapelle illustre l’ingéniosité des constructions rurales limousines, où fonctions agricoles et spirituelles coexistaient souvent. Son état de conservation actuel, malgré la disparition de la demeure d’origine, permet d’étudier les techniques de construction et l’organisation sociale de l’époque. Les boulins superposés et l’autel en pierre témoignent d’un savoir-faire artisanal typique de la Renaissance, tandis que son inscription récente parmi les monuments historiques souligne sa valeur patrimoniale exceptionnelle.