Frise chronologique
961
Première mention du *castellum* de Cas
Première mention du *castellum* de Cas
961 (≈ 961)
Testament de Raymond Ier, comte de Rouergue
XIVe siècle
Vestiges médiévaux du château
Vestiges médiévaux du château
XIVe siècle (≈ 1450)
Tour et murs crénelés conservés
1617
Reconstruction du logis
Reconstruction du logis
1617 (≈ 1617)
Date inscrite sur la porte
XVIIe siècle
Construction du pigeonnier
Construction du pigeonnier
XVIIe siècle (≈ 1750)
Période estimée des sources
6 juin 1980
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
6 juin 1980 (≈ 1980)
Protection des façades et toitures
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. C 268) : inscription par arrêté du 6 juin 1980
Personnages clés
| Raymond Ier - Comte de Rouergue |
Cité dans un testament de 961 |
| Antoine de Cardaillac - Ancien propriétaire du château |
Vend le château en ruines en 1599 |
| François de la Valette - Propriétaire en 1605 |
Fait restaurer partiellement le château |
Origine et histoire
Le pigeonnier de Cas est un édifice du XVIIe siècle situé dans la commune d'Espinas, en Occitanie. Ce monument, de plan carré, est posé sur des arcades en pierre et surmonté d’un toit à quatre pans avec un faîtage en pierre à bulbe. Il fait partie des dépendances du château de Cas, dont il occupe la cour nord-est. Son architecture combine des éléments défensifs et utilitaires, typiques des pigeonniers de cette époque, avec des murs en opus quadratum et des ouvertures destinées aux pigeons.
Le pigeonnier est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 6 juin 1980, pour ses façades et toitures. Bien que sa construction soit datée du XVIIe siècle, des sources mentionnent aussi une possible origine au XVIIIe siècle pour les communs du château. Le site est lié à l’histoire médiévale locale, avec des vestiges du XIVe siècle (tour et murs crénelés) et une reconstruction du logis vers 1617. Le castellum de Cas, cité dès 961 dans un testament comtal, témoigne de l’ancienne importance stratégique du lieu.
Le pigeonnier illustre le rôle économique et symbolique de ces édifices dans les domaines seigneuriaux. Réservé à l’origine à l’usage des seigneurs (droit de colombier), il servait à l’élevage des pigeons, source de viande et d’engrais. Son lanternon et ses mansardes facilitaient l’accès des volatiles, tandis que sa structure en pierre reflétait le statut social de ses propriétaires. Aujourd’hui, il reste un exemple remarquable de l’architecture rurale d’Ancien Régime en Occitanie.