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Pigeonnier de la Colombière à Maroilles dans le Nord

Patrimoine classé Patrimoine rural Pigeonier

Pigeonnier de la Colombière

  • Place Verte
  • 59550 Maroilles
Crédit photo : Eremytes - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une association
59550 Maroilles, Place Verte

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
600
700
800
900
1000
1100
1700
1800
1900
2000
vers 650
Fondation de l’abbaye
IXe siècle
Adoption règle bénédictine
1025
Restauration de l’abbaye
1791-1794
Destruction partielle
XVe-XVIIIe siècles
Reconstructions par abbés bâtisseurs
7 décembre 1989
Inscription Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Pigeonnier de la Colombière (cad. A11 1697) : inscription par arrêté du 7 décembre 1989

Personnages clés

Radobert - Fondateur de l’abbaye Membre de l’aristocratie foncière.
Humbert - Premier moine responsable Originaire du Laonnois.
Gérard de Cambrai - Restaurateur de l’abbaye En 1025 après les invasions.
Benoît II l'Evêque - Abbé bâtisseur (1720-1747) Reconstruit quartier abbatial et grange.
Maurice d'Offégnies - Dernier abbé bâtisseur (1749-1778) Réaménagea porterie et comptoirs.

Origine et histoire du pigeonnier de la Colombière

Le pigeonnier de la Colombière fait partie des rares vestiges de l’abbaye de Maroilles, fondée vers 650 par Radobert et confiée à Humbert, un moine du Laonnois. L’abbaye adopta la règle bénédictine au IXe siècle, qu’elle conserva jusqu’à la Révolution. Après des destructions liées aux invasions normandes, elle fut restaurée en 1025 par Gérard de Cambrai. Les guerres en Hainaut aux XIVe et XVe siècles perturbèrent son fonctionnement, mais une réforme fut engagée dès le XVe siècle.

Au XVIIIe siècle, l’abbaye connut une phase de reconstruction sous l’impulsion d’abbés bâtisseurs. Benoît II l'Evêque (1720-1747) fit reconstruire le quartier abbatial et la grange dimière vers 1735. Maurice d'Offégnies (1749-1778), dernier abbé bâtisseur, réaménagea la porterie et les comptoirs. Entre 1791 et 1794, l’abbaye servit de carrière de pierres, ne laissant subsister que quelques bâtiments, dont le pigeonnier, inscrit comme Monument Historique en 1989.

Le pigeonnier s’inscrit dans un ensemble architectural incluant la grange dimière, le logis des hôtes et le moulin, tous construits en pierre bleue et brique, typiques de l’Avesnois. Ces vestiges témoignent de l’importance économique et religieuse de l’abbaye avant sa destruction partielle. Aujourd’hui, le site est géré par une association et conserve des éléments de mobilier dispersés dans les églises locales.

Le plan cadastral de 1802-1805 montre l’état des lieux après les destructions révolutionnaires : seuls le moulin, la grange, le logis des hôtes et des vestiges de la porterie subsistaient. Le pigeonnier, bien que non détaillé dans les sources, est représentatif des dépendances agricoles liées aux abbayes, symboles de pouvoir seigneurial et de gestion des ressources.

Liens externes

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