Frise chronologique
1363
Première mention de la Prade
Première mention de la Prade
1363 (≈ 1363)
Preuve écrite d’une occupation ancienne.
1768
Construction de la grange
Construction de la grange
1768 (≈ 1768)
Jalon architectural vernaculaire majeur.
1868
Première surélévation maison Est
Première surélévation maison Est
1868 (≈ 1868)
Modification de l’habitat existant.
vers 1940
Seconde surélévation maison Est
Seconde surélévation maison Est
vers 1940 (≈ 1940)
Adaptation tardive du bâti.
13 janvier 2017
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
13 janvier 2017 (≈ 2017)
Protection officielle du pigeonnier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, le pigeonnier de la Prade, tel que figuré en rouge sur le plan joint à l'arrêté (cad. BE 392) : inscription par arrêté du 13 janvier 2017
Origine et histoire
Le pigeonnier de la Prade, situé à Vic-sur-Cère dans le Cantal, est un témoignage architectural du 3e quart du XVIIIe siècle. Son ensemble, incluant une grange-étable datée de 1768, illustre l’évolution de l’habitat rural en Haute-Auvergne. La grange marque une étape clé dans l’architecture vernaculaire locale, tandis que les maisons adjacentes, modifiées en 1868 et vers 1940, reflètent les adaptations successives aux besoins agricoles.
Le site est composé d’un pigeonnier en tour hexagonale sur piliers, élément le plus remarquable, accompagné de deux maisons d’habitation, d’une porcherie, d’un poulailler et d’un hangar. Bien que le moulin et une maison sud aient disparu, les volumes principaux sont restés stables depuis 1840, malgré des transformations mineures des toitures. Le pigeonnier, seul élément protégé, a été inscrit aux monuments historiques par arrêté du 13 janvier 2017.
La première mention écrite de la Prade remonte à 1363, révélant une occupation ancienne du site. L’ensemble, aujourd’hui propriété communale, conserve une cohérence architecturale rare, avec des bâtiments organisés autour d’activités agricoles et domestiques. Sa protection récente souligne son importance patrimoniale dans le paysage rural cantalien, où les pigeonniers symbolisaient autrefois le statut social des propriétaires terriens.