Construction du pigeonnier XVIIe siècle (≈ 1750)
Période de construction estimée du monument.
13 mars 1964
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 13 mars 1964 (≈ 1964)
Protection officielle de l'édifice par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pigeonnier de Pondres (cad. A 121) : inscription par arrêté du 13 mars 1964
Origine et histoire du pigeonnier de Pondres
Le pigeonnier de Pondres est un édifice de plan carré construit au XVIIe siècle, situé sur la commune de Villevieille, dans le département du Gard (région Occitanie). Son architecture se distingue par trois bandeaux très saillants, régulièrement espacés sur les murs extérieurs, et une couverture à une seule pente orientée vers l'est. La porte rectangulaire, surmontée d'un oculus ovale, s'ouvre sur le mur nord, tandis que les ouvertures pour les pigeons s'alignent en haut du mur oriental, protégées par un bandeau.
À l'intérieur, le pigeonnier comprend deux étages : une salle basse voûtée d'arêtes et un étage supérieur voûté en arc de cloître, avec un sommet ajouré. La salle basse possédait autrefois une cheminée en pierre, dont il ne reste que le conduit et des traces. Un escalier de pierre relie les deux niveaux. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 13 mars 1964, soulignant son importance patrimoniale. Il est situé à environ 300 mètres au nord-ouest d'un château, suggérant un lien historique avec ce dernier.
Ce type de pigeonnier, typique des domaines agricoles du Languedoc, servait à la fois de symbole de prestige pour les seigneurs locaux et de réserve de nourriture (viande et fumier) pour les terres environnantes. Les pigeons, protégés par des édits royaux, étaient élevés en grand nombre, reflétant le statut social du propriétaire. La région, marquée par une économie rurale et viticole, voyait dans ces constructions un moyen d'optimiser les ressources tout en affirmant une hiérarchie sociale.
Les petites fenêtres de la salle basse, aujourd'hui murées, et la présence d'une cheminée indiquent que cet espace pouvait aussi servir d'abri ou de lieu de travail occasionnel. L'escalier en pierre et la voûte en arc de cloître témoignent d'un savoir-faire artisanal local, mêlant fonctionnalité et esthétique. La localisation approximative du monument (2008 B Route d'Alès) et son état de conservation en font un exemple remarquable de l'architecture rurale d'Ancien Régime en Occitanie.