Construction du château 1437-1453 (≈ 1445)
Guillaume du Bois érige le château et probablement le pigeonnier.
27 décembre 1913
Classement du château
Classement du château 27 décembre 1913 (≈ 1913)
Parmi les premiers châteaux privés protégés en France.
5 octobre 1965
Inscription du pigeonnier
Inscription du pigeonnier 5 octobre 1965 (≈ 1965)
Protection au titre des Monuments historiques.
2013
Restauration du pigeonnier
Restauration du pigeonnier 2013 (≈ 2013)
Retour de la couverture en *laves* bourguignonnes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château (cad. AB 48 à 51) : classement par arrêté du 27 décembre 1913
Personnages clés
Guillaume du Bois - Seigneur de Posanges et maître d’hôtel
Commanditaire du château et probablement du pigeonnier.
Philippe le Bon - Duc de Bourgogne (1419-1467)
Employeur de Guillaume du Bois, protecteur des arts.
Origine et histoire du pigeonnier
Le pigeonnier de Posanges, situé en Côte-d’Or, est un édifice rectangulaire de 8,30 m de long et 7 m de large, construit en moellons de pierre calcaire bleue. Attenant au château érigé entre 1437 et 1453 par Guillaume du Bois, seigneur de Posanges et maître d’hôtel de Philippe le Bon, il illustre le statut symbolique des colombiers dans les domaines seigneuriaux. Ses murs épais (1,10 m) et l’absence d’ouvertures, hormis deux lucarnes d’envol, reflètent une construction utilitaire destinée à abriter environ 1 140 pigeons, marque de prestige pour son propriétaire.
Classé au titre des Monuments historiques depuis le 5 octobre 1965, le pigeonnier a été restauré en 2013, retrouvant une charpente et une couverture en laves (pierres plates calcaires typiques de Bourgogne). Son histoire est liée à celle du château voisin, transformé en ferme dès le XVIIe siècle puis en manufacture au XXe siècle. Le dénombrement de 1488 mentionne déjà des granges sur le domaine, confirmant son rôle agricole précoce.
Le château de Posanges, dont le pigeonnier dépend, fut l’une des premières propriétés privées classées en France (27 décembre 1913), quelques jours avant la loi fondatrice sur les Monuments historiques. Guillaume du Bois, seigneur berrichon passé au service de Philippe le Bon, y établit sa résidence après avoir acquis la seigneurie en 1437. Le site, entouré de douves alimentées par la Brenne, combine fonctions défensives et symboliques, avec des courtines quasi aveugles et des tours rondes.
L’évolution du domaine reflète les mutations économiques bourguignonnes : ferme jusqu’en 1964, le château abritait des bâtiments agricoles (étable, logis) aujourd’hui disparus. La cour, libérée de ces constructions, accueille désormais des activités contemporaines. Le pigeonnier, quant à lui, reste un vestige intact de l’organisation seigneuriale médiévale, où le droit de colombier était réservé à la noblesse.