31520 Ramonville-Saint-Agne, 6-8 Rue des Pastourelles
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1700-1799
Construction estimée
Construction estimée 1700-1799 (≈ 1750)
Période d'édification du pigeonnier (source Monumentum).
4 octobre 1932
Inscription MH
Inscription MH 4 octobre 1932 (≈ 1932)
Classement comme monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'aqueduc à siphon et le ruisseau du Palais (cad. domaine public, non cadastré) : inscription par arrêté du 24 avril 1998
Personnages clés
Information non disponible - Aucun nom cité
Les sources ne mentionnent aucun personnage lié.
Origine et histoire du pigeonnier
Le pigeonnier de Ramonville-Saint-Agne, dit « de la comtesse », est un monument historique inscrit depuis le 4 octobre 1932. Ce pigeonnier circulaire en brique, typique mais rare dans la région toulousaine, se distingue par sa coupole légèrement tronconique, percée de lucarnes et surmontée d’une lanterne centrale. Des restes de carreaux émaillés, posés directement sur la corniche moyenne, témoignent de détails architecturaux soignés pour l’époque. Son emplacement exact est signalé au 2 Allée de la Comtesse, dans cette commune de Haute-Garonne en Occitanie.
Le monument illustre l’importance des pigeonniers dans les domaines seigneuriaux ou aristocratiques du XVIIIe siècle, souvent associés à des privilèges féodaux. Dans le sud-ouest de la France, ces constructions servaient autant à l’élevage des pigeons — source de viande et d’engrais — qu’à affirmer un statut social. Leur forme circulaire, comme ici, facilitait la circulation des oiseaux et optimisait l’espace intérieur, reflétant une maîtrise technique des artisans locaux.
Bien que les sources mentionnent aussi un aqueduc voisin classé (celui de Saint-Agne, construit en 1734-1735 par François Garipuy), ce dernier ne doit pas être confondu avec le pigeonnier lui-même. Les deux monuments, distants géographiquement sur la commune, soulignent cependant la richesse patrimoniale de Ramonville-Saint-Agne, marquée par des ouvrages liés à l’eau et à l’agriculture sous l’Ancien Régime.