Achat du fief de Brue 1746 (≈ 1746)
Georges Roux devient seigneur de Brue.
1746–1750
Construction du pigeonnier
Construction du pigeonnier 1746–1750 (≈ 1748)
Édifié malgré la guerre de Succession d'Autriche.
1956
Rachat par la commune
Rachat par la commune 1956 (≈ 1956)
Sauvegarde après des siècles d’abandon.
1996
Record Guinness
Record Guinness 1996 (≈ 1996)
Plus grand pigeonnier d’Europe enregistré.
23 février 2004
Inscription MH
Inscription MH 23 février 2004 (≈ 2004)
Protection au titre des monuments historiques.
2021
Sélection Mission Bern
Sélection Mission Bern 2021 (≈ 2021)
Loto du patrimoine pour sa restauration.
mars 2025
Fin des travaux
Fin des travaux mars 2025 (≈ 2025)
Réhabilitation complète du monument.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le pigeonnier, en totalité (cad. D 408) : inscription par arrêté du 23 février 2004
Personnages clés
Georges Roux (dit *le Corse*) - Armateur marseillais et seigneur de Brue
Commanditaire du pigeonnier en 1746.
François Nicolas Dupin - Ancien propriétaire du fief
Vendit Brue à Roux en 1746.
Origine et histoire du pigeonnier de Roux de Corse
Le pigeonnier de Roux de Corse fut construit au XVIIIe siècle par l'armateur marseillais Georges Roux, dit le Corse (1703–1792), sur son fief de Brue-Auriac, acquis en 1746. Ce monument colossal, haut de 22,50 m et large de 12 m, incarnait sa volonté d'affirmer son autorité seigneuriale dans cette terre provençale alors en pleine guerre de Succession d'Autriche. Le colombier, doté de 8 100 boulins (nids en brique isolante), était aussi un outil économique lucratif : viande, œufs, et colombine (fiente utilisée comme engrais azoté) assuraient des revenus substantiels.
Intégré à un projet ambitieux de ville neuve (1746–1758), le pigeonnier accompagnait un château, une chapelle, et des ateliers artisanaux (tuilerie, faïencerie, tissage). Les revers financiers de Roux en 1774, puis la Révolution française, mirent fin à cette utopie seigneuriale. Tombé en ruine, le monument fut racheté par la commune en 1956. Il entra au Livre Guinness en 1996 comme plus grand pigeonnier d’Europe, avant d’être inscrit aux Monuments historiques en 2004.
La structure cylindrique, en maçonnerie enduite, présente des innovations techniques : une double ceinture de carreaux vernissés (aujourd’hui disparus) protégeait les œufs des rats, tandis qu’une échelle pivotante centrale permettait l’accès aux 8 100 alvéoles. Classé en 2021 par la Mission Stéphane Bern pour le Loto du patrimoine, le pigeonnier a bénéficié de travaux de réhabilitation achevés en mars 2025. Son rôle historique reflète à la fois le faste des seigneurs provençaux et l’importance économique des colombiers dans l’agriculture d’Ancien Régime.