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Pigeonnier des Templiers à Lacapelle-Livron dans le Tarn-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine rural Pigeonier

Pigeonnier des Templiers à Lacapelle-Livron

  • Le Bourg 
  • 82160 Lacapelle-Livron
Crédit photo : Thérèse Gaigé - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
82160 Lacapelle-Livron, Le Bourg 

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
1225
Première donation
1227
Donation de Raymond VII
1260
Chef-lieu de baillie
1678
Construction du pigeonnier
1762
Visite des commissaires
1971
Inscription MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures (cad. B 895) : inscription par arrêté du 9 juin 1971

Personnages clés

Grimals de Livron - Seigneur donateur Cède sa seigneurie en 1225.
Raymond VII de Toulouse - Comte donateur Offre son fief en 1227.
Antoine Delteil - Maître maçon Construisit le pigeonnier en 1678.
Gontar - Maître maçon Reconstruit tour et mur en 1701.

Origine et histoire du pigeonnier des Templiers

Le pigeonnier des Templiers à Lacapelle-Livron est l’un des rares vestiges de la commanderie templière fondée au XIIIe siècle, devenue propriété des Hospitaliers au XIVe siècle. Ce monument, inscrit en 1971, illustre l’architecture utilitaire des commanderies médiévales, avec ses quatre piliers et sa voûte en pierre. Il fut construit en 1678 par Antoine Delteil, maître maçon de Caylus, dans un style sobre et fonctionnel.

La commanderie de La Capelle-Livron, initialement une simple grange templière nommée Monson, fut enrichie par des donations dès 1225, notamment celles de Grimals de Livron et de Raymond VII de Toulouse. Elle devint le chef-lieu d’une baillie templière en 1260, abritant chevaliers, prêtres et frères. Après la dissolution des Templiers, les Hospitaliers y ajoutèrent des biens comme le château de Trébaïx et conservèrent son rôle spirituel et temporel jusqu’au XVIIIe siècle.

Le site, aujourd’hui partiellement préservé, comprend aussi une chapelle classée depuis 1901, un clocher fortifié et des éléments défensifs comme des mâchicoulis. Les transformations majeures (galerie en pan de bois en 1619, pigeonnier en 1678, escalier en 1703) reflètent son évolution architecturale. La commanderie, dépendante du grand prieuré de Saint-Gilles, fut parfois dirigée directement par le grand maître de l’Ordre.

Les Hospitaliers y maintenaient une organisation hiérarchisée, avec un commandeur toujours chevalier à Lacapelle-Livron, contrairement à la commanderie voisine d’Espinas, réservée aux frères conventuels. Le pigeonnier, symbole de l’autorité seigneuriale, servait aussi à l’élevage des pigeons, privilège souvent lié aux seigneurs et ordres religieux au Moyen Âge.

En 1762, une visite des commissaires de l’Ordre inventoria les membres et annexes de la commanderie, marquant son déclin avant la Révolution. Aujourd’hui, le pigeonnier et la chapelle rappellent ce passé, tandis que les autres bâtiments ont disparu ou été transformés.

Liens externes

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