Frise chronologique
1537
Construction du pigeonnier
Construction du pigeonnier
1537 (≈ 1537)
Date gravée sur le linteau, commandé par Galiot de Genouillac.
2e quart XVIe siècle
Période de construction
Période de construction
2e quart XVIe siècle (≈ 1637)
Contexte architectural de la Renaissance française.
21 novembre 2005
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
21 novembre 2005 (≈ 2005)
Protection officielle de l'édifice en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien pigeonnier en totalité (cad. B 7) : inscription par arrêté du 21 novembre 2005
Personnages clés
| Galiot de Genouillac (1465–1546) - Grand maître de l'artillerie de François Ier |
Commanditaire du pigeonnier et du domaine d’Assier. |
Origine et histoire
Le pigeonnier du château d'Assier, situé dans le Lot en Occitanie, est un édifice circulaire de 11 mètres de haut datant du 2e quart du XVIe siècle. Construit en 1537 par Galiot de Genouillac (1465–1546), grand maître de l'artillerie de François Ier, il fait partie d’un ensemble architectural incluant un château, une église et des bâtiments agricoles. Avec 2 300 boulins (nids en terre cuite), il dépasse largement la capacité moyenne des pigeonniers de l’époque (20 à 25 rangées de 60 à 80 boulins), reflétant la puissance de son commanditaire.
Ce colombier, inscrit aux Monuments Historiques depuis 2005, servait à la fois de réserve alimentaire (viande et fumier) et de marqueur social. Les pigeonniers étaient alors des privilèges seigneuriaux, souvent associés aux domaines nobiliaires ou ecclésiastiques. Celui d’Assier se distingue par sa toiture conique à lanterne, peut-être d’origine, et son linteau gravé portant la date de construction, une rareté dans la région. Les armoiries martelées pendant la Révolution française rappellent les bouleversements politiques ayant affecté ces symboles de pouvoir.
Le pigeonnier s’inscrit dans un paysage rural du Causse de Gramat, où Galiot de Genouillac posséda un domaine de 1 150 hectares. Son dispositif technique, comme l’échelle tournante pour l’entretien des boulins, illustre l’ingéniosité des constructions agricoles de la Renaissance. Aujourd’hui, il reste l’un des rares témoignages intacts de l’architecture seigneuriale liant utilité et prestige dans le Lot.