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Pigeonnier du Pruneau à Bessines dans les Deux-Sèvres

Patrimoine classé Patrimoine rural Pigeonier

Pigeonnier du Pruneau à Bessines

    Le Bourg
    79000 Bessines
Propriété privée
Crédit photo : Clément Martin-Prud'homme - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1631
Date gravée sur le blason
2e quart XVIIe siècle
Période de construction
4 mars 1994
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Pigeonnier (cad. AC 8) : classement par arrêté du 4 mars 1994

Personnages clés

Famille des Marais - Propriétaire présumé Blason daté de 1631 attribué

Origine et histoire

Le pigeonnier du Pruneau, situé à Bessines (Deux-Sèvres), est un monument historique classé depuis 1994. Construit au 2e quart du XVIIe siècle, il se distingue par sa double fonction de porche et de colombier. Le rez-de-chaussée, en pierre de taille, forme un passage voûté avec deux arcatures en plein cintre (une porte cochère et une piétonne), flanqué de pilastres plats et de contreforts en glacis. Cette structure permettait l’accès à une cour intérieure, typique des aménagements agricoles de l’époque.

L’élévation supérieure abrite le pigeonnier proprement dit, de plan carré, construit en moellons et pierres enduites. Un blason mouluré, porté par un bandeau et datant de 1631, est attribué à la famille des Marais, suggérant leur propriété ou commanditaire. Le fût du colombier est ceint d’une aire d’envol, tandis que la toiture à quatre pans, surmontée d’un lanternon, est percée de lucarnes à frontons triangulaires. Une baie rectangulaire, accessible par une échelle, permettait autrefois la surveillance des boulins (nids).

Architecturalement, ce pigeonnier illustre le statut social de ses propriétaires : les colombiers étaient alors des privilèges seigneuriaux ou bourgeois, réservés aux familles nobles ou aisées. La présence d’un blason et la qualité des décors (pilastres, acrotères à boules) confirment cette dimension symbolique. Le monument, bien que partiellement isolé aujourd’hui, était à l’origine intégré à un ensemble de bâtiments, dont il ne subsiste que des traces.

La protection au titre des Monuments Historiques (1994) souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son état de conservation que pour son plan hybride, rare en Poitou-Charentes. Les sources (Monumentum, base Mérimée) localisent le site à l’adresse approximative 46q Rue de Chanteloup, avec une précision cartographique jugée « passable » (note 5/10).

Liens externes