Crédit photo : --Pinpin 21:49, 22 February 2007 (UTC) - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
2 Allée de la Comtesse 31520 Ramonville-Saint-Agne
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
fin XVIe - début XVIIe siècle
Construction du pigeonnier
Construction du pigeonnier fin XVIe - début XVIIe siècle (≈ 1725)
Période de construction par les comtes de Pailhè.
4 octobre 1932
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 4 octobre 1932 (≈ 1932)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pigeonnier : inscription par arrêté du 4 octobre 1932
Personnages clés
Comte de Pailhè - Propriétaire originel
Seigneur ayant fait construire le pigeonnier.
Comtesse de Pailhè - Propriétaire associée
Épouse du comte, donne son nom au monument.
Origine et histoire
Le pigeonnier de Ramonville-Saint-Agne, aussi appelé pigeonnier de la comtesse, est un colombier-tour circulaire construit en briques roses, caractéristiques de l'architecture Renaissance toulousaine. Situé avenue de Suisse, face au cimetière du pigeonnier, il se distingue par son dôme légèrement tronconique percé de lucarnes et surmonté d'une lanterne. Ce type de construction, rare dans la région, reflète les privilèges seigneuriaux de l'époque, réservés aux nobles comme les comtes de Pailhè, propriétaires du monument jusqu'à la Révolution.
Construit entre la fin du XVIe siècle et le début du XVIIe siècle, ce pigeonnier illustre l'importance symbolique et économique des colombiers pour l'aristocratie. Les vestiges de carreaux émaillés sur sa corniche moyenne témoignent de son ornements d'origine, tandis que son inscription aux monuments historiques par arrêté du 4 octobre 1932 souligne sa valeur patrimoniale. Le bâtiment incarne ainsi un héritage architectural lié à l'histoire rurale et seigneuriale de la Haute-Garonne.
Le pigeonnier de la comtesse représente un exemple préservé des pigeonniers circulaires en brique, une typologie peu répandue dans le Toulousain. Sa coupole, ses lucarnes et sa lanterne en font un modèle architectural remarquable, tandis que son association avec la famille de Pailhè ancre son histoire dans le contexte social et politique de l'Ancien Régime. Aujourd'hui, il reste un témoignage matériel des privilèges féodaux et de l'art de construire local.