Construction présumée Ier ou IIe siècle (hypothèse) (≈ 250)
Datation non confirmée archéologiquement
1814
Première mention écrite
Première mention écrite 1814 (≈ 1814)
Récits d’excursions archéologiques
1856
Destruction de la seconde pile
Destruction de la seconde pile 1856 (≈ 1856)
Remblai pour le chemin de fer
31 octobre 1905
Classement monument historique
Classement monument historique 31 octobre 1905 (≈ 1905)
Arrêté de protection nationale
1963
Relevé architectural
Relevé architectural 1963 (≈ 1963)
Étude par le bureau d’architecture antique
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pile romaine : classement par arrêté du 31 octobre 1905
Personnages clés
Alexandre Du Mège - Archéologue
A dessiné la seconde pile en 1814
Justin Cénac-Moncaut - Historien local
Évoque 17 m entre les deux piles
Nymfius - Propriétaire présumé d’une villa
Lié à une hypothétique villa proche
Origine et histoire
La pile romaine de Labarthe-Rivière, aussi appelée « tourraque », est un monument funéraire gallo-romain situé sur l’ancienne voie reliant Tolosa (Toulouse) à Aquae Tarbellicae (Dax). Son état de conservation exceptionnel permet d’estimer sa hauteur initiale à plus de 11 mètres, presque intacte aujourd’hui. Construite en opus caementicium recouvert d’un parement en opus vittatum, elle se compose d’une base carrée surmontée d’une pyramide quadrangulaire, avec une niche sud ayant probablement abrité une statue du défunt.
Classée monument historique en 1905, la pile date probablement du Ier ou IIe siècle, bien qu’aucune preuve archéologique ne confirme cette datation. Elle est mentionnée dès 1814 dans des récits d’excursions, mais n’apparaît pas sur les cartes de Cassini. En 1963, un relevé architectural détaillé est réalisé par le bureau d’architecture antique du Sud-Ouest. Des vestiges de sculptures en marbre, dont une aile en pierre peut-être issue d’un oiseau ornant la pyramide, ont été retrouvés à proximité.
Une seconde pile, aujourd’hui disparue, existait à moins de 500 mètres (voire 17 mètres selon certaines sources). Ses décombres auraient servi de remblai pour la construction du chemin de fer en 1856. La pile actuelle, dépourvue de pilastres ou d’enclos funéraire visible, pourrait être le cénotaphe d’un personnage important, lié à une villa proche comme celle de Nymfius à Valentine. Son dessin figure sur le blason de la commune.
La fonction exacte du monument reste débattue : borne milliaire, hommage à Mercure (divinité protectrice des voyageurs), ou simplement tombeau symbolique. Aucune sépulture n’a été identifiée à ses pieds, mais sa position sur la voie romaine et sa niche orientée vers celle-ci suggèrent un rôle commémoratif lié aux voyages ou au commerce.
Le monument se dresse au nord de la RD 33, à l’entrée est du village. Face à lui, un bâtiment intègre des vestiges antiques, peut-être des thermes. La pile est construite avec des techniques romaines caractéristiques (trous de boulins, cavités circulaires d’usage inconnu) et un décor architectural aujourd’hui disparu, à l’exception de fragments sculptés.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis