Frise chronologique
1840
Classement monument historique
Classement monument historique
1840 (≈ 1840)
Protection par la première liste
Années 1930
Pose d'étayages
Pose d'étayages
Années 1930 (≈ 1930)
Soutien structurel ajouté au monument
2020
Alerte sur l'état du monument
Alerte sur l'état du monument
2020 (≈ 2020)
Inquiétudes locales sur sa stabilité
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pile romaine, dite La Pyramide : classement par liste de 1840
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage identifié |
Le texte source ne mentionne aucun nom |
Origine et histoire
La Pile romaine, dite La Pyramide, est une tour pleine en pierre de l’époque gallo-romaine, située à Authon-Ebéon, en Charente-Maritime. Ce monument, probablement funéraire, appartenait à un riche propriétaire local. Il se dresse le long de la voie romaine reliant Saintes à Poitiers, aujourd’hui recouverte par la départementale D129. Son implantation en bordure de voie suggère une fonction de repère visuel pour les voyageurs, bien que cette hypothèse ait été écartée au profit de sa vocation funéraire.
Les vestiges, très dégradés, montrent un noyau en blocage de 6 mètres de côté et 16 mètres de haut, initialement recouvert d’un parement en grand appareil aujourd’hui disparu. À une époque indéterminée, ce parement a été récupéré, laissant le monument dans son état actuel. La pile était probablement couronnée d’une pyramide ou d’un cône, et devait occuper le centre d’un enclos carré de 75 mètres de côté. Elle est protégée au titre des monuments historiques depuis la liste de 1840.
Surnommée « fanal d’Ébéon » (du latin fanum, « temple »), la pile a fait l’objet de diverses interprétations, comme celle d’un amer pour les navigateurs ou d’un repère routier, toutes rejetées par les chercheurs. Depuis les années 1930, des étais soutiennent sa structure, mais son état reste préoccupant : en 2020, une association locale et des élus ont alerté sur sa stabilité. Des piles similaires, comme celle de Pirelonge à Saint-Romain-de-Benet, mieux conservée, jalonnent la même voie antique.
La Pile romaine d’Authon-Ebéon illustre l’architecture funéraire gallo-romaine, marquée par des monuments imposants destinés à honorer l’élite locale. Ces constructions, souvent placées en bordure de voies, servaient aussi de points de repère dans le paysage. Leur dégradation progressive reflète les pratiques de récupération des matériaux dans les siècles suivants, comme en témoigne la disparition du parement d’origine.