Frise chronologique
1866
Découverte de la nappe d’eau chaude
Découverte de la nappe d’eau chaude
1866 (≈ 1866)
Origine du puits artésien futur.
1893
Forage du puits artésien
Forage du puits artésien
1893 (≈ 1893)
Conçu par François Arago, eau à 25°C.
1908
Construction des bains-douches
Construction des bains-douches
1908 (≈ 1908)
Premier équipement sanitaire sur site.
1922-1924
Construction de la piscine
Construction de la piscine
1922-1924 (≈ 1923)
Architecte : Louis Bonnier.
31 juillet 1990
Classement monument historique
Classement monument historique
31 juillet 1990 (≈ 1990)
Inscription officielle des lieux.
2016
Partenariat Stimergy
Partenariat Stimergy
2016 (≈ 2016)
Chauffage par serveurs informatiques.
2025
Projet d’extension annoncé
Projet d’extension annoncé
2025 (≈ 2025)
Solarium et salle de fitness prévus.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La piscine (cad. ED 113) : inscription par arrêté du 31 juillet 1990
Personnages clés
| François Arago - Scientifique et homme politique |
Initiateur du puits artésien (1893). |
| Louis Bonnier - Architecte de la Ville de Paris |
Concepteur de la piscine (1922-1924). |
| Johanna Fourquier - Architecte |
Réhabilitation en 1991. |
| Arnaud Desplechin - Cinéaste |
Tournage d’un film sur place. |
| Mariette Teisserenc - Artiste contemporaine |
Exposition lors de la Nuit Blanche 2006. |
Origine et histoire
La piscine de la Butte-aux-Cailles est l’une des plus anciennes de Paris, située au 5 place Paul-Verlaine, dans le quartier éponyme. Son histoire débute en 1866 avec la découverte d’une nappe d’eau chaude souterraine à 28°C, exploitable grâce à un puits artésien foré en 1893 sous l’impulsion de François Arago. Ce puits permit la création de bains-douches en 1908, précurseurs de la piscine actuelle, reflétant les préoccupations hygiénistes de l’époque, comme l’obligation de douches et de pédiluves pour les baigneurs.
La piscine actuelle fut conçue par l’architecte Louis Bonnier entre 1922 et 1924, intégrant les anciens bains-douches. Son architecture se distingue par une façade en briques rouges, rare à Paris pour ce type d’équipement, et une voûte intérieure en béton soutenue par sept arches. L’eau, toujours puisée du puits artésien, alimente trois bassins (un intérieur de 33 m et deux extérieurs de 25 m et 12 m), ainsi qu’un solarium. Classée monument historique en 1990, elle fut réhabilitée en 1991 par Johanna Fourquier.
Innovante sur le plan énergétique, la piscine utilise depuis 2016 la chaleur résiduelle de serveurs informatiques installés dans ses sous-sols, via un partenariat avec Stimergy, réduisant ainsi son empreinte carbone. Ce système a supprimé 250 MWh de consommation annuelle et 45 tonnes de CO2. La piscine a aussi marqué la culture, servant de décor au film Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle) d’Arnaud Desplechin et accueillant des œuvres monumentales lors de la Nuit Blanche 2006.
Son affluence record fut enregistrée lors de la canicule de 2003, avec 1 600 à 2 400 entrées quotidiennes. Un projet d’extension annoncé en 2025 prévoit un nouveau solarium côté rue du Moulinet, une salle de fitness, et une terrasse accessible aux personnes à mobilité réduite. La piscine reste un lieu emblématique, desservi par les lignes 5, 6 et 7 du métro (station Place d’Italie).