Construction de la plage années 1930 (≈ 1930)
Développement des plages fluviales autour de Paris.
12 août 2014
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 12 août 2014 (≈ 2014)
Protection intégrale du site et infrastructures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La piscine en totalité (comprenant toutes les infrastructures, éléments bâtis, machinerie, bassin et plage) (cad. X 73, 117, 118) : inscription par arrêté du 12 août 2014
Personnages clés
Eugène Tiercinier - Architecte
Concepteur de la Plage du Lys.
Origine et histoire
La Plage du Lys est une piscine fluviale construite dans le 2e quart du XXe siècle, plus précisément dans les années 1930, à Boran-sur-Oise. Elle s’inscrit dans le mouvement des plages de baignade en rivière qui se sont multipliées autour de Paris, sur les bords de la Marne, de la Seine et de l’Oise. Ces espaces répondaient à une demande croissante de loisirs aquatiques accessibles, à une époque où les congés payés et le temps libre commençaient à se démocratiser. Aujourd’hui désaffectée, cette plage conserve l’intégralité de ses infrastructures, offrant un témoignage complet de cette mode balnéaire.
L’ensemble, qui comprenait bassin, plage, machinerie et éléments bâtis, a été inscrit aux Monuments Historiques par arrêté du 12 août 2014 pour son caractère représentatif et sa modernité. Ces aménagements reflétaient une volonté de reproduire les plaisirs de la mer aux portes de la capitale, dans un contexte où les vacances en bord de mer restaient réservées à une minorité. La conservation exceptionnelle du site, incluant toutes ses structures d’origine, en fait un exemple unique de ce patrimoine récreatif lié à l’essor des loisirs populaires dans l’entre-deux-guerres.
Conçue par l’architecte Eugène Tiercinier, la Plage du Lys illustre l’innovation architecturale et sociale de son époque. Les infrastructures, jugées très modernes pour les années 1930, étaient destinées à accueillir un public varié, profitant des nouveaux temps de détente offerts par les avancées sociales. Le site, aujourd’hui propriété partagée entre l’État et la commune, reste un symbole des transformations des modes de vie et de l’accès aux loisirs pour les classes moyennes et populaires en région parisienne.