Conception par André Pineau 1952 (≈ 1952)
Architecte nantais dessine les plans.
3 juillet 1955
Inauguration officielle
Inauguration officielle 3 juillet 1955 (≈ 1955)
Par Alexandre Braud et André Morice.
2016
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 2016 (≈ 2016)
Inscription à l’inventaire supplémentaire.
2024-2025
Réhabilitation par le Loto du patrimoine
Réhabilitation par le Loto du patrimoine 2024-2025 (≈ 2025)
Budget : 3,8 millions d’euros.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La piscine en totalité, avec ses équipements, y compris le jardin de jeux, de loisirs et de repos, selon l'emprise délimitée par un trait rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. AD 142) : inscription par arrêté du 16 décembre 2016
Personnages clés
Alexandre Braud - Maire et industriel local
Initiateur et financeur du projet.
André Pineau - Architecte nantais
Concepteur de la piscine en 1952.
André Morice - Ministre et ancien secrétaire d’État
Soutien politique du projet.
Origine et histoire
La piscine Alexandre-Braud, située à Saint-Mars-la-Jaille dans la commune des Vallons-de-l'Erdre (Pays de la Loire), est un édifice emblématique du XXe siècle. Conçue en 1952 par l’architecte nantais André Pineau, elle fut la seconde piscine à ciel ouvert du département de Loire-Atlantique. Son inauguration eut lieu le 3 juillet 1955, portée par Alexandre Braud, maire de la ville et dirigeant de l’entreprise familiale locale, ainsi que par André Morice, ministre et ancien secrétaire d’État aux Sports. Son style art déco, ses bassins en mosaïque bleue (rappelant les couleurs de l’entreprise Braud), et ses équipements d’origine (vestiaires, solarium-terrasse, plongeoirs) en font un témoignage intact de l’architecture des années 1950. La piscine inclut aussi un parc avec mini-plage, pataugeoire et minigolf, autrefois orné de personnages Disney, reflétant l’influence américaine de l’époque.
Classée Monument Historique en 2016, la piscine a conservé son état d’origine sans modification majeure. Elle accueille environ 10 600 baigneurs par an et reste un lieu de vie sociale et sportive pour la communauté. En 2024, elle a été désignée « site emblématique » par le Loto du patrimoine, lançant une campagne de réhabilitation jusqu’en 2025 pour un coût estimé à 3,8 millions d’euros. Ce projet vise à préserver son patrimoine architectural (comme les cintres des vestiaires datant des années 1950) tout en modernisant ses infrastructures.
L’édifice illustre aussi l’histoire industrielle locale, liée à l’entreprise Braud, et le rôle des équipements publics dans l’essor des loisirs après-guerre. Son mât style « paquebot » et ses entrées symétriques pour « baigneurs » et « baigneuses » soulignent une volonté de modernité et d’égalité d’accès. Aujourd’hui propriété de la commune, elle symbolise à la fois un héritage architectural et une dynamique de revitalisation du patrimoine du XXe siècle en Pays de la Loire.