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Piscine municipale Alfred Nakache à Toulouse en Haute-Garonne

Haute-Garonne

Piscine municipale Alfred Nakache

    31400 Boulevard des Récollets
    31400 Toulouse
Piscine municipale Alfred Nakache
Piscine municipale Alfred Nakache
Piscine municipale Alfred Nakache
Piscine municipale Alfred Nakache
Piscine municipale Alfred Nakache
Piscine municipale Alfred Nakache
Crédit photo : Auteur inconnu - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1931
Construction du Minaret et piscine d'été
1934
Achèvement piscine d'hiver
1938-1952
Construction du stadium
21 septembre 1993
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ensemble sportif tel qu'il figure sur le plan annexé à l'arrêté (cad. AH 3) : inscription par arrêté du 21 septembre 1993

Personnages clés

Jean Montariol - Architecte municipal Concepteur principal du complexe sportif.
Charles Baruteaud - Ingénieur Collaborateur technique de Montariol.
Robert Armandary - Architecte Auteur du portique *Minaret*.
Alfred Nakache - Nageur et déporté Hommage posthume par le nom.
Henri Parayre - Sculpteur Auteur de la fontaine *L’Hygiène*.
Gustave Violet - Céramiste Créateur de l’allégorie des sports.

Origine et histoire

La piscine municipale Alfred-Nakache, située à Toulouse sur l’île du Ramier, fut conçue dans les années 1930 comme partie d’un vaste complexe sportif et social. L’architecte Jean Montariol et l’ingénieur Charles Baruteaud en dirigèrent la construction entre 1931 et 1934, sous l’impulsion de la municipalité socialiste. Le projet s’inscrivait dans une dynamique d’aménagement urbain incluant Habitations à Bon Marché, bibliothèque, et équipements publics, reflétant une volonté de modernité et d’accès aux loisirs pour tous.

L’entrée monumentale, surnommée le Minaret, fut réalisée en 1931 par l’architecte Robert Armandary. La piscine d’été, inaugurée la même année, comprenait trois bassins (dont un de 150 m, parmi les plus grands d’Europe) et une plage de sable, tandis que la piscine d’hiver fut achevée en 1934. Le bâtiment central, en béton armé et style art déco, abritait aussi une salle des fêtes et un institut d’éducation physique. Les décors, signés Parayre, Manaut et Gustave Violet, célébraient les sports et l’hygiène, symboles des idéaux progressistes de l’époque.

Le complexe s’étendait sur 25 hectares, intégrant stadium, terrains de tennis, et fronton, bien que la guerre ait retardé l’achèvement du stade jusqu’en 1952. Classée monument historique en 1993, la piscine rend hommage à Alfred Nakache, nageur juif déporté à Auschwitz. Son architecture et son histoire incarnent l’utopie sociale des années 1930, mêlant fonctionnalité, esthétique et ambition éducative.

Les sculptures et fresques, comme l’allégorie des sports en grès flammé ou la fontaine L’Hygiène est une déesse, soulignent la dimension artistique du projet. Aujourd’hui, le site reste un témoignage majeur du patrimoine sportif et architectural toulousain, marqué par le label Patrimoine XXe siècle et une reconnaissance nationale pour son rôle dans l’histoire sociale et urbaine.

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