Piscine Saint-Georges à Rennes en Ille-et-Vilaine

Piscine Saint-Georges

  • 35000 Rennes
Piscine Saint-Georges
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Piscine Saint-Georges
Crédit photo : Yann Gwilhoù - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1834
Idée initiale
1911
Conception du projet
1923-1926
Construction de la piscine
1970
Modifications intérieures
1999
Restauration de la frise
2016
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La piscine Saint-Georges en totalité, telle que délimitée et hachurée en rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. BP 599) : classement par arrêté du 26 octobre 2016

Personnages clés

Emmanuel Le Ray Architecte ayant conçu la piscine en 1911.
Carle Bahon Maire de Rennes ayant décidé la construction de la piscine.
Jean Janvier Défenseur du projet de la piscine.
Alfred Daniel Défenseur du projet de la piscine.
Isidore Odorico Artiste ayant décoré les bassins et les bains publics.
Nathalie Appéré Maire de Rennes ayant présenté un plan de rénovation pour la piscine.

Origine et histoire

La piscine Saint-Georges est une piscine municipale située dans le centre-ville de Rennes, à l'angle des rues Gambetta et Victor Hugo, jouxtant le palais Saint-Georges au sud et le square de La Motte au nord. Le bassin mesure 33,33 × 14 m. L'idée de construire une piscine à cet emplacement remonte à 1834 ; le projet, retardé, a été repris et confié à l'architecte Emmanuel Le Ray. Emmanuel Le Ray, architecte de la ville, a conçu le projet en 1911 ; la piscine a été réalisée entre 1923 et 1926 sur décision du maire Carle Bahon, avec un financement partiel de l'État, et inaugurée le 4 juillet 1926. Le projet avait été défendu au fil du temps par Jean Janvier puis Alfred Daniel, et il suscita des critiques publiques, notamment dans le journal L'Ouest-Éclair. Le bâtiment a été édifié au nord de la caserne Saint-Georges, sur l'emplacement de l'ancienne église du couvent Saint-Georges. Les plans montrent un corps central flanqué de deux pavillons facilitant la distribution des entrées et, à l'est, des bains-douches répondant à une volonté hygiéniste de la municipalité et de l'architecte. Le bassin et les cabines sont distribués, au deuxième niveau, de part et d'autre du rez-de-chaussée et du premier étage, tandis qu'une coursive assure la visibilité vers le bassin central. À l'étage supérieur, une voûte en béton a été comblée par un faux plafond vers 1970 et une partie des cabines de douche du premier étage a été transformée en sauna dans les années 1970. La décoration extérieure a été réalisée par les céramistes parisiens Gentil et Bourdet, et la décoration des bassins et des bains publics par Isidore Odorico (fils) en émaux de Briare. Le programme décoratif — bassin, promenoirs, pédiluves et fonds des bacs — constitue l'une des réalisations majeures de l'Art déco en France. L'ensemble présente une diversité de matériaux : tuffeau, éléments de ciment soulignant les ouvertures, briques rouges et jaunes et frises de grès flammé. La grande frise du bassin, longue de 96 mètres et ornée d'émaux jaune-vert et bruns figurant de fines vaguelettes en sinusoïde, a été dégradée par l'usage du chlore et remplacée en 1999 par une copie fabriquée par un atelier italien et posée par un carreleur de Saint-Malo. La piscine illustre l'Art déco provincial et l'architecture hygiéniste de la première moitié du XXe siècle. Classée au titre des monuments historiques le 26 octobre 2016, elle a par ailleurs été désignée par le magazine Architectural Digest en 2017 comme la huitième plus belle piscine du monde. L'installation a accueilli une exposition de l'œuvre Museum of the Moon du plasticien britannique Luke Jerram, projetée au plafond, qui a contribué à sa notoriété internationale. À l'approche de son centenaire, le bâtiment a souffert de vétusté : des éclats de béton sont tombés du faux plafond en octobre 2022 et la piscine a connu des fermetures ponctuelles en 2024 pour un incident technique non communiqué et dans le cadre du plan de sobriété énergétique. En mai 2025 la ville a présenté un plan de rénovation de 28 millions d'euros visant à remettre l'édifice aux normes, améliorer la sécurité, restaurer l'Art déco et améliorer l'efficacité énergétique tout en restant « au plus proche de la version initiale des années 1920 », selon la maire Nathalie Appéré.

Liens externes