Frise chronologique
1720
Incendie de Rennes
Incendie de Rennes
1720 (≈ 1720)
Détruit une partie du centre-ville.
1721-1726
Reconstruction par Gabriel
Reconstruction par Gabriel
1721-1726 (≈ 1724)
Projet architectural unifié après Robelin.
1730
Statue équestre de Louis XIV
Statue équestre de Louis XIV
1730 (≈ 1730)
Installée puis fondue en 1792.
1792
Renommée *place de l’Égalité*
Renommée *place de l’Égalité*
1792 (≈ 1792)
Symbole révolutionnaire après la chute.
1793
Arbre de la liberté
Arbre de la liberté
1793 (≈ 1793)
Remplace la statue royale.
1938
Fin du tramway
Fin du tramway
1938 (≈ 1938)
Rails encore visibles aujourd’hui.
1942
Classement du sol
Classement du sol
1942 (≈ 1942)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le sol (non cadastré ; domaine public) : classement par arrêté du 29 octobre 1942
Personnages clés
| Jacques Gabriel - Architecte du Roi |
Conçut la place et ses façades. |
| Robelin - Ingénieur militaire |
Auteur du projet initial abandonné. |
| Antoine Coysevox - Sculpteur |
Auteur de la statue équestre. |
| Salomon de Brosse - Architecte |
Conçut l’ancien Palais de Justice. |
Origine et histoire
La place du Parlement-de-Bretagne à Rennes fut aménagée après l’incendie de 1720 qui détruisit une partie du centre-ville. Initialement confiée à l’ingénieur Robelin, sa reconstruction fut finalement dirigée par Jacques Gabriel, architecte du Roi, qui imposa un style unifié : rez-de-chaussée en granite, étages en tuffeau, et façades à pilastres ioniques. Seul l’hôtel de Mucé, conçu par Robelin, échappe à cette harmonie architecturale. La place, originellement nommée Place Louis-le-Grand, abritait une statue équestre de Louis XIV, fondue pendant la Révolution.
En 1792, la place fut rebaptisée place de l’Égalité, puis place du Palais-de-Justice jusqu’aux années 1970, avant d’adopter son nom actuel. Le sol, classé monument historique en 1942, conserve des traces des anciens rails du tramway (disparu en 1938). Au centre, un bassin remplaça l’arbre de la liberté planté en 1793, entouré de balustrades ajoutées au XXe siècle. Aujourd’hui, la place est un lieu de rassemblement pour des événements culturels comme les Tombées de la nuit ou le marché de Noël.
Le palais du Parlement, dominant la place, symbolise l’histoire judiciaire bretonne. Ses façades, alignées sur celles des immeubles environnants, illustrent l’unité stylistique voulue par Gabriel. La gravure d’Huguet suggère que le projet initial différait de la réalisation finale, notamment pour la mise en valeur de la statue royale. Les arcades du rez-de-chaussée et les lucarnes de comble, typiques du style à la Mansard, achèvent cette composition classique.
Classée pour son sol et ses façades, la place incarne la reconstruction urbaine du XVIIIe siècle, mêlant ambition monarchique et héritage révolutionnaire. Son nom breton, plasenn Breujoù Breizh, rappelle son lien avec les institutions bretonnes. Les animations contemporaines perpétuent son rôle de cœur vivant de Rennes, entre mémoire historique et dynamisme culturel.