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Place forte de Mont-Dauphin dans les Hautes-Alpes

Patrimoine classé Patrimoine défensif Fort Citadelles

Place forte de Mont-Dauphin

  • 1 Place Vauban
  • 05600 Mont-Dauphin
Place forte de Mont-Dauphin
Place forte de Mont-Dauphin
Place forte de Mont-Dauphin
Place forte de Mont-Dauphin
Place forte de Mont-Dauphin
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Place forte de Mont-Dauphin
Place forte de Mont-Dauphin
Place forte de Mont-Dauphin
Place forte de Mont-Dauphin
Place forte de Mont-Dauphin
Crédit photo : Sébastien HOSY - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété de l'Etat
05600 Mont-Dauphin

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1697-1706
Construction de l'église Saint-Louis
1711
Projet initial de redoute
1724-1734
Construction du fort Dauphin
1793
Rebaptisé fort Lutin
1873
Démontage de l'église inachevée
2007
Classement du fort
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église : classement par arrêté du 18 octobre 1920 - Le terrain non bâti entourant l'église (voir plan annexé à l'arrêté) : classement par arrêté du 26 juin 1935 - La sacristie : classement par arrêté du 22 janvier 1943

Personnages clés

Louis XIV - Roi de France Sa mort en 1715 interrompit le projet initial.
Louis XV - Roi de France Père du dauphin honoré par le nom du fort.
Louis, dauphin de France - Fils de Louis XV Le fort porte son nom depuis 1729.
Vauban - Ingénieur militaire Approuva le projet de l’église en 1700.
Ingénieur Tardif - Concepteur du projet Auteur de la *Redoute projetée* en 1711.

Origine et histoire de la Place forte de Mont-Dauphin

La place forte de Mont-Dauphin, située dans les Hautes-Alpes, a été construite au début du XVIIIe siècle dans un contexte stratégique de défense des frontières françaises. Elle fait partie d’un système de fortifications destiné à verrouiller la route vers l’Italie, en complément des forts de Briançon comme les forts des Têtes, du Randouillet et des Salettes. Son emplacement, sur un replat dominant la rive gauche de la Durance à 1 440 mètres d’altitude, en fait une position clé pour la surveillance du Vallon du Fontenil et la protection des accès alpins.

Le projet initial, proposé dès 1711 par l’ingénieur Tardif sous le nom de Redoute projetée sur le plateau, fut interrompu par la fin de la guerre de Succession d’Espagne (1713) et la mort de Louis XIV. Relancé entre 1724 et 1734 après le redessin des frontières, le chantier aboutit à la construction d’un fort permanent, baptisé fort Dauphin en 1729 en l’honneur de la naissance de Louis, dauphin de France et futur père de Louis XVI. Rebaptisé fort Lutin en 1793, il subit des modifications mineures, dont l’ajout d’un magasin à poudre entre 1874 et 1877. Déclassé par l’évolution de l’artillerie après 1858, il perd son rôle central avec la construction de nouveaux forts détachés.

L’église Saint-Louis, intégrée à l’ensemble fortifié, fut édifiée entre 1697 et 1706 sous l’influence de Vauban, qui approuva son projet lors d’une visite en 1700. Inachevée à sa consécration en 1706, elle servit d’entrepôt pendant la Révolution avant d’être rendue au culte en 1803. Ses parties inachevées (nef et transept) furent démontées en 1873 pour construire des casemates, tandis que le clocher et la sacristie subirent plusieurs réparations aux XIXe et XXe siècles. Classée Monument Historique en 1920 pour l’église, puis en 2007 pour l’ensemble du fort, la place forte illustre l’architecture militaire des Alpes et son adaptation aux enjeux géopolitiques.

Le site, propriété partagée entre la commune et l’État, témoigne des techniques de fortification du XVIIIe siècle, combinant des ouvrages en bel appareil de marbre rose de Guillestre et des aménagements défensifs conçus pour résister aux assauts. Son classement successif (1920 pour l’église, 1935 pour son terrain, 1943 pour la sacristie, et 2007 pour le fort) souligne son importance patrimoniale, tant pour son rôle historique que pour son intégration paysagère dans les Hautes-Alpes. Aujourd’hui, il offre un exemple remarquable de l’héritage vaubanien dans les Alpes du Sud, marqué par des adaptations continues aux besoins militaires et aux aléas politiques.

Liens externes

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