Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Planète sauvage à Port-Saint-Père en Loire-Atlantique

Sites - Attractions Zoo et parc animalier

Planète sauvage à Port-Saint-Père

    La Chevalerie
    44710 Port-Saint-Père

Frise chronologique

Époque contemporaine
2000
1992
Ouverture du parc
1994
Scandale du Village de Bamboula
1998
Rebaptisé Planète Sauvage
2009
Ouverture de la Cité marine
2005-2015
Rachat par la Compagnie des Alpes
2015
Rachat par Looping Group
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Dany Laurent - Fondateur du parc Créateur avec son épouse Monique en 1992.
Monique Laurent - Cofondatrice Épouse de Dany Laurent, gérante initiale.
Philippe Vignaud - Directeur (2005-2015) Nommé par la Compagnie des Alpes.
Bernard Boucault - Préfet de Loire-Atlantique Autorise le delphinarium en 2007.
Martin Böye - Responsable scientifique Justifie la mort d’un delphineau en 2015.

Origine et histoire

Planète Sauvage, initialement nommé Safari Africain, est un parc zoologique fondé en 1992 à Port-Saint-Père (Loire-Atlantique) par Monique et Dany Laurent, déjà propriétaires du zoo de La Boissière-du-Doré. Le parc ouvre avec 500 animaux sur 140 hectares, mais suscite une polémique en 1994 avec le Village de Bamboula, une reconstitution controversée d’un village ivoirien assimilée à un zoo humain. Ce projet, sponsorisé par la marque Bamboula (groupe Saint-Michel), est fermé après 6 mois sous la pression du collectif Non à la réserve humaine. Le parc est condamné en 1997 pour non-respect du droit du travail.

En 1998, le parc est rebaptisé Planète Sauvage et tente d’ouvrir un delphinarium, mais le ministère de l’Environnement refuse l’importation de dauphins, jugeant le projet non conforme à la loi de 1995 sur les cétacés. Les bassins accueillent alors des otaries jusqu’en 2007. Entre 2005 et 2015, le parc est géré par la Compagnie des Alpes (filiale de la Caisse des dépôts), qui développe des hébergements insolites (Bivouac au safari, yourtes mongoles) et obtient enfin l’autorisation d’accueillir des dauphins en 2008. La Cité marine, inaugurée en 2009, devient l’un des deux delphinariums de France métropolitaine, malgré des recours juridiques et des controverses sur la captivité des cétacés.

Depuis 2015, Planète Sauvage appartient au Looping Group, contrôlé par le fonds souverain d’Abou Dabi Mubadala. Le parc s’étend sur 85 hectares et abrite 1 100 animaux de 120 espèces, répartis en zones thématiques (Afrique, Asie, Amérique) et une piste safari de 10 km. Il collabore avec des chercheurs (CNRS, Université de Rennes-I) pour des études en éthologie, notamment sur les dauphins, tout en soutenant des associations de conservation comme Yaqu Pacha ou SOS Dolfijn. Malgré des polémiques récurrentes (vente de macaques à un laboratoire allemand en 2014, mortalité précoce de dauphins), le parc attire entre 216 000 et 292 000 visiteurs annuels depuis 2010.

Le parc se distingue par ses innovations touristiques, comme le Sentier des Incas (2016) ou les loges familiales (2019), et ses engagements pédagogiques, avec des ateliers scolaires et des programmes de soigneur d’un jour. Cependant, son histoire reste marquée par des scandales, comme la mort de trois lions euthanasiés en 2013 pour surpopulation, ou le vol de deux singes saïmiris en 2018. En 2020, son chiffre d’affaires atteint près de 7 millions d’euros, avec 78 salariés.

La piste Safari, cœur du parc, permet d’observer 15 enclos représentant cinq continents, tandis que la zone piétonne propose des espaces thématiques comme le Temple de la Jungle (macaques, loutres) ou le Village de Kirikou (inspiré du dessin animé de Michel Ocelot). La Cité marine abrite dix dauphins nés en captivité, dont quatre naissances entre 2015 et 2020, bien que leur gestion ait fait l’objet de critiques des associations One Voice et C’est Assez.

Liens externes

Conditions de visite

  • Conditions de visite : Ouvert toute l'année
  • Ouverture : Conditions de visites sur le site officiel ci-dessus