Décret de construction 1610 (≈ 1610)
Charles Emmanuel Ier ordonne la route Nice-Turin.
1780
Route carrossable
Route carrossable 1780 (≈ 1780)
Modernisation signée par Victor Amédée III.
1785
Ouverture aux voitures
Ouverture aux voitures 1785 (≈ 1785)
Route accessible aux attelages hippomobiles.
1860
Annexion de Nice
Annexion de Nice 1860 (≈ 1860)
Déclin de la route après rattachement.
1947
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1947 (≈ 1947)
Protection des plaques de Saorge.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Plaques commémoratives inscrites dans le roc et les parois rocheuses, sur la rive gauche de la Roya : classement par arrêté du 15 septembre 1947
Personnages clés
Charles Emmanuel Ier - Duc de Savoie
Ordonne la construction en 1610.
Victor Amédée III - Roi de Sardaigne
Signe la modernisation en 1780.
Origine et histoire
Les plaques commémoratives de Saorge sont gravées dans les parois rocheuses le long de la route Royale, un axe stratégique reliant Nice à Turin via le col de Tende. Ces inscriptions datent du 4e quart du XVIIIe siècle, période où la route, initialement un chemin muletier appelé « route du Sel », fut modernisée pour devenir carrossable en 1780 sous l’impulsion du roi Victor Amédée III. Elles symbolisent l’achèvement des travaux financés par les communautés locales et le trésor royal, marquant une étape clé dans les échanges transalpins.
La route Royale, conçue au XVIIe siècle et achevée en 1714, jouait un rôle économique majeur en reliant le comté de Nice — cédé à la Savoie en 1388 — à la capitale piémontaise. Son tracé, jalonné de monuments baroques (chapelles, arcs de triomphe, dédicaces aux souverains), reflétait la volonté des ducs de Savoie de contrôler les flux commerciaux, notamment celui du sel. L’une de ces plaques, classée Monument Historique en 1947, témoigne de cette ambition architecturale et politique, aujourd’hui intégrée au patrimoine local.
À Saorge, ces inscriptions s’inscrivent dans un paysage marqué par des aménagements routiers colossaux, comme les portes monumentales ou les amphithéâtres bordant la voie. Leur préservation rappelle l’importance historique de cette artère, dont le déclin fut accéléré par l’annexion de Nice à la France en 1860 et la suppression du statut de port franc de Villefranche en 1855. Aujourd’hui, elles constituent un vestige tangible de l’ingénierie et de la diplomatie savoyarde.
Le site fait partie d’un ensemble plus large, la Real Strada, dont la candidature au patrimoine mondial de l’UNESCO a été envisagée en 2006 par des associations niçoises. Ces plaques, propriété de la commune de Saorge, illustrent aussi les techniques de gravure sur roche employées à l’époque moderne, ainsi que la collaboration entre les communautés alpines et le pouvoir central pour moderniser les infrastructures.
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