Fondation de la bastide 1256 (≈ 1256)
Création par Alphonse de Poitiers en bordure de l’Aveyron.
1302
Siège d'un archiprêtré
Siège d'un archiprêtré 1302 (≈ 1302)
La ville devient centre religieux majeur.
1463
Droit de frapper monnaie
Droit de frapper monnaie 1463 (≈ 1463)
Privilège accordé à la sénéchaussée du Rouergue.
1744-1752
Nivellement et aménagements
Nivellement et aménagements 1744-1752 (≈ 1748)
Transformation en terrasse avec escaliers et balustrade.
1844
Installation de la croix en fonte
Installation de la croix en fonte 1844 (≈ 1844)
Ajout dominant la balustrade existante.
1996
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1996 (≈ 1996)
Protection du sol, des galeries et façades.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Sol de la place avec la croix et la balustrade (non cadastré) ; galeries couvertes, y compris les façades en retrait ; façades et toitures de tous les immeubles bordant la place, y compris leur emprise au sol ; façades latérales des immeubles placés aux angles et situées au-dessus des galeries couvertes (cad. AS 199 à 201, 208, 400 à 405, 541 ; AT 28, 29, 35 à 37, 490, 100, 101) : classement par arrêté du 31 octobre 1996
Personnages clés
Alphonse de Poitiers - Fondateur de la bastide
Crée Villefranche-de-Rouergue en 1256.
Darribat de Salvagnac - Juge mage
S’oppose à la destruction de la halle en 1744.
Origine et histoire
La place Notre-Dame de Villefranche-de-Rouergue est le centre névralgique de cette bastide fondée en 1256 par Alphonse de Poitiers, sur les bords de l’Aveyron. Dès 1302, elle abrite un archiprêtré, confirmant son rôle religieux et économique. La cité, prospère grâce à ses marchands, obtient en 1463 le droit de frapper monnaie royale, un privilège rare. Contrairement aux bastides classiques, son église empiète sur la place, dont le tracé losangé est souligné par des arcades se rejoignant aux angles. Une déclivité naturelle marquait à l’origine le site, avec un dénivelé de 80 cm entre le nord et le seuil de la collégiale.
Au XVIIIe siècle, les consuls de la ville lancent un ambitieux projet de nivellement pour moderniser l’espace. En 1744, le conseil municipal décide la destruction de la halle et des poids publics, malgré l’opposition du juge mage Darribat de Salvagnac. Les travaux, approuvés en 1747, réemploient des pierres des anciens remparts (tours du Guiraudet et de Savignac) et transforment la place en une terrasse dallée, accessible par deux escaliers symétriques. Un élément sculpté en 1752, toujours visible, commémore ces aménagements. La balustrade en calcaire, ornée de 70 balustres, et la croix en fonte ajoutée en 1844 achèvent de structurer l’ensemble.
Les restaurations récentes ont préservé ce patrimoine : remplacement du dallage en 2013, reproduction des armoiries de la ville en galets, et condamnation des toilettes publiques du XXe siècle sous la terrasse. La place, classée Monument Historique en 1996, illustre l’évolution urbaine de Villefranche-de-Rouergue, des origines médiévales aux embellissements des Lumières. Son sol, ses galeries couvertes et les façades des immeubles bordiers sont protégés, témoignant de son unité architecturale unique.
La pierre centrale de l’escalier, délité par le temps, porte des inscriptions gravées rappelant les travaux du XVIIIe siècle. Ces détails, comme les motifs en galets ou les balustres endommagés puis remplacés, révèlent une histoire matérielle où chaque élément raconte une phase de la vie de la place. Aujourd’hui, ce lieu emblématique mêle fonctions publique, commerciale et patrimoniale, perpétuant son rôle de cœur battant de la bastide.
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