Frise chronologique
Néolithique
Période de construction
Période de construction
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Dalle taillée et utilisée par les communautés.
1885
Découverte du polissoir
Découverte du polissoir
1885 (≈ 1885)
Identification par des archéologues locaux.
3 avril 1980
Inscription monument historique
Inscription monument historique
3 avril 1980 (≈ 1980)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Polissoir (cad. C 37) : inscription par arrêté du 3 avril 1980
Personnages clés
| Alain Bénard - Archéologue et auteur |
A étudié les mégalithes de l'Essonne. |
Origine et histoire
Le polissoir de Grimery, aussi appelé polissoir des Sept coups d'épée, est un monument mégalithique situé à Buno-Bonnevaux, dans le département de l'Essonne, en Île-de-France. Découvert en 1885, ce vestige du Néolithique se présente sous la forme d’une dalle de grès de Fontainebleau, mesurant 3 mètres de longueur sur 1,20 mètre de largeur. Il est posé au ras du sol, près d’un bois en bordure d’un champ, surplombant la vallée de l’Essonne. Sa surface comporte huit rainures parallèles et trois autres non parallèles, ainsi que huit zones de polissage, lui valant son surnom évoquant les légendes médiévales.
Le polissoir a été inscrit comme monument historique en 1980, reconnaissant ainsi son importance archéologique. À proximité, un second polissoir, initialement situé à 40 mètres, a été déplacé près de l’église du village. Ces dalles servaient probablement au polissage d’outils en pierre, une pratique courante au Néolithique, période marquée par le développement de l’agriculture et des outils en pierre taillée. Leur présence témoigne de l’activité humaine ancienne dans cette région, où les ressources en grès étaient exploitées pour façonner des objets du quotidien.
Les polissoirs, comme celui de Grimery, sont des vestiges rares et précieux pour comprendre les techniques artisanales préhistoriques. Leur protection et leur étude permettent de préserver la mémoire des premières communautés sédentaires d’Île-de-France. Les recherches, notamment celles d’Alain Bénard dans Les mégalithes de l'Essonne (2012), soulignent leur rôle dans l’organisation sociale et économique des groupes néolithiques, où la taille et le polissage des outils étaient des compétences essentielles.