Période de création Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Datation estimée des polissoirs
vers 1900
Fragmentation du polissoir no 1
Fragmentation du polissoir no 1 vers 1900 (≈ 1900)
Brisure par un carrier
28 février 1923
Classement monument historique
Classement monument historique 28 février 1923 (≈ 1923)
Protection du polissoir no 1
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Polissoir de la Forêt-Noire (cad. B 1600) : classement par arrêté du 28 février 1923
Personnages clés
Alain Bénard - Archéologue
A étudié les mégalithes de Seine-et-Marne
Carrier anonyme - Ouvrier non identifié
A brisé le polissoir no 1 vers 1900
Origine et histoire du polissoir de la Forêt-Noire
Les polissoirs de la Forêt-Noire sont un groupe de quatre monuments mégalithiques situés à Paley, dans le département de Seine-et-Marne, en Île-de-France. Ces blocs de grès, datés du Néolithique, servaient à polir et affûter des outils en pierre, témoignant des techniques artisanales de l’époque. Ils sont caractéristiques des sites mégalithiques de la région, où les communautés préhistoriques exploitaient les ressources locales pour fabriquer des objets du quotidien ou des armes.
Le premier polissoir, le plus imposant, fut brisé en deux parties vers 1900 par un carrier cherchant à l’exploiter. Malgré cette fragmentation, les fragments conservent des rainures et cuvettes de polissage bien visibles, attestant de leur usage intensif. Ce polissoir a été classé au titre des monuments historiques le 28 février 1923, reconnaissant ainsi sa valeur archéologique et patrimoniale.
Les trois autres polissoirs, bien que moins imposants, présentent des traces d’érosion et des cuvettes de polissage de tailles variées. Le deuxième est un rocher plat avec une cuvette très érodée, tandis que le troisième, disposé sur une dalle de grès de 4 mètres de long, comporte deux cuvettes distinctes. Le quatrième, le plus petit, montre une surface polie de 18 cm sur 10 cm, malgré son état dégradé. Ces éléments illustrent la diversité des techniques et des supports utilisés par les artisans néolithiques.
Le site est référencé dans les bases patrimoniales comme Mérimée et fait l’objet d’études archéologiques, notamment citées dans les travaux d’Alain Bénard sur les mégalithes de Seine-et-Marne. Ces polissoirs s’inscrivent dans un réseau plus large de sites mégalithiques de la région, reflétant l’importance des activités de taille et de polissage de la pierre durant le Néolithique en Île-de-France.