Période de construction Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Création du polissoir par des communautés néolithiques.
28 février 1923
Classement aux Monuments Historiques
Classement aux Monuments Historiques 28 février 1923 (≈ 1923)
Protection officielle du site par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Polissoir de la Roche aux Diables (cad. A 1647) : classement par arrêté du 28 février 1923
Personnages clés
Saint-Georges - Figure légendaire associée
Protagoniste d’un récit folklorique local.
Alain Bénard - Archéologue et auteur
A étudié les mégalithes de Seine-et-Marne.
Origine et histoire du polissoir de la Roche au Diable
Le polissoir de la Roche au Diable, aussi appelé polissoir de la Griffe du Diable, est un vestige mégalithique situé à Paley, dans le département de Seine-et-Marne (Île-de-France). Ce monument, daté du Néolithique, se distingue par sa dalle de grès de 1,70 m de longueur, affleurant à peine du sol, et ses quatre rainures de polissage (mesurant entre 0,45 m et 0,82 m). Ces rainures, utilisées pour affûter ou polir des outils en pierre, témoignent des techniques artisanales de l’époque. Le site a été classé au titre des monuments historiques le 28 février 1923, reconnaissant ainsi sa valeur archéologique et patrimoniale.
Selon une légende locale rapportée par les sources, le polissoir serait lié à un affrontement mythique entre Saint-Georges et Satan. Ce dernier, défié à un jeu de palet par le saint, aurait laissé l’empreinte de ses doigts crochus dans la roche après avoir perdu la partie. Cette anecdote folklorique, bien que postérieure à la période néolithique, illustre comment les communautés locales ont interprété ces vestiges mystérieux à travers les siècles, leur attribuant des récits symboliques pour expliquer leur origine.
Le polissoir s’inscrit dans un ensemble plus large de sites mégalithiques de Seine-et-Marne, région où plusieurs monuments similaires ont été recensés. Son étude, notamment par des archéologues comme Alain Bénard (auteur de Les mégalithes de Seine-et-Marne, 2009), permet de mieux comprendre les pratiques artisanales et les réseaux d’échange du Néolithique. La précision de sa localisation est estimée à satisfaisante (niveau 6/10), et le site reste accessible, bien que les informations pratiques sur les visites soient limitées dans les sources disponibles.