Période de création Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Utilisation comme outil de polissage
10 février 1970
Classement monument historique
Classement monument historique 10 février 1970 (≈ 1970)
Protection officielle par arrêté
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Polissoir (cad. I 2) : classement par arrêté du 10 février 1970
Personnages clés
Front de Périgueux - Saint évangélisateur
Associé à la légende du dragon
E. Taté - Archéologue (1917)
A étudié le polissoir et sa légende
Origine et histoire du polissoir
Le polissoir de Neuilly-Saint-Front est un monument mégalithique constitué d’un bloc de grès, marqué par des rainures et cuvettes de polissage. Classé aux monuments historiques en 1970, il se trouve devant l’abside de la chapelle Saint-Front, sur la route de Rassy. Ce type de pierre était utilisé au Néolithique pour affûter ou polir des outils en pierre.
Selon une légende locale, le saint Front de Périgueux, évangélisateur de la région au IIIe siècle, aurait combattu un dragon dont les coups de queue auraient creusé les sillons visibles. Une colombe aurait apporté du vin pour la messe, et une pierre voisine porterait l’empreinte du cheval du saint. Cette légende pourrait être une christianisation d’un rituel païen préexistant, où les futurs époux buvaient du vin dans les rainures pour sceller leur union.
À l’origine, le polissoir était situé à environ 1 km du bourg, avant d’être déplacé à son emplacement actuel. Son usage initial, lié aux pratiques artisanales néolithiques, contraste avec les récits médiévaux qui lui ont attribué une dimension symbolique et religieuse. Les études, comme celles d’E. Taté en 1917, soulignent son importance archéologique et folklorique.
Le monument est aujourd’hui propriété de la commune de Neuilly-Saint-Front, dans le département de l’Aisne (Hauts-de-France). Sa localisation précise, à l’adresse approximative 12 Rue de la Libération, en fait un point d’intérêt pour l’étude des sites mégalithiques de la région.