Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Polissoir des Griffes du Diable à Courtalain dans l'Eure-et-Loir

Patrimoine classé Mégalithes Polissoir

Polissoir des Griffes du Diable à Courtalain

    Le Bourg
    28290 Courtalain

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1900
2000
Néolithique
Période de création
1987
Inscription MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage historique lié Pas de mention dans les sources

Origine et histoire

Le polissoir des Griffes du Diable, situé au lieu-dit les Bordes près de Courtalain, est un vestige archéologique daté du Néolithique. Ce type de monument, utilisé pour polir des outils en pierre, témoigne d’une activité humaine précoce dans cette zone verdoyante traversée par l’Yerre. Inscrit aux Monuments Historiques en 1987, il constitue l’un des rares traces tangibles de cette période dans le département d’Eure-et-Loir.

Courtalain, aujourd’hui intégrée à la commune nouvelle de Vald’Yerre, était historiquement un territoire marqué par une noblesse locale influente, comme les familles de La Bruyère, d’Avaugour ou de Montmorency. Ces seigneurs ont façonné le patrimoine architectural de la région, notamment avec le château de Courtalain (XVe siècle) et l’église Saint-Jean-Baptiste. Le polissoir, bien que bien antérieur à ces constructions, rappelle que cette terre était déjà fréquentée bien avant l’époque médiévale.

La région, située aux confins du Perche et du pays Dunois, était un carrefour d’échanges dès la préhistoire. Les polissoirs, souvent associés à des sites funéraires ou artisanaux, jouaient un rôle clé dans la fabrication d’outils agricoles ou domestiques. Celui des Griffes du Diable illustre cette tradition technique, tout en alimentant des légendes locales liées à son nom évocateur.

Aujourd’hui, le polissoir est une propriété privée, ce qui limite son accessibilité au public. Son inscription en 1987 a permis de le préserver comme témoin archéologique majeur du Néolithique en Centre-Val de Loire. Il s’inscrit dans un paysage où se côtoient patrimoine médiéval (château, église) et traces préhistoriques, offrant une lecture stratifiée de l’histoire locale.

Liens externes