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Polissoir dit La Pierre Saint-Guillaume de Montenay en Mayenne

Patrimoine classé Mégalithes Polissoir

Polissoir dit La Pierre Saint-Guillaume de Montenay

    C.R. 7853500 Montenay
Propriété privée
Polissoir dit La Pierre Saint-Guillaume de Montenay
Polissoir dit La Pierre Saint-Guillaume de Montenay
Polissoir dit La Pierre Saint-Guillaume de Montenay
Polissoir dit La Pierre Saint-Guillaume de Montenay
Polissoir dit La Pierre Saint-Guillaume de Montenay
Polissoir dit La Pierre Saint-Guillaume de Montenay
Crédit photo : Astérixobélix - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1100
1800
1900
2000
Néolithique
Création du polissoir
Moyen Âge
Associations légendaires à saint Guillaume
1880
Première description par Émile Moreau
1889
Classement monument historique
1899
Monographie de L. Fléchard
2012
Fouilles archéologiques récentes
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Polissoir dit La Pierre Saint-Guillaume (cad. B 3) : classement par liste de 1889

Personnages clés

Guillaume Firmat (saint Guillaume) - Ermite de Tours Légende du martyre sur la pierre.
Émile Moreau - Archéologue du XIXe siècle Premier à décrire le polissoir en 1880.
L. Fléchard - Instituteur et monographe Documente les rituels en 1899.

Origine et histoire du polissoir

La pierre Saint-Guillaume est un mégalithe néolithique situé à Montenay, dans le département de la Mayenne, utilisé comme polissoir fixe. Ce bloc de grès armoricain, extrait d’un affleurement à 3 km en forêt de Mayenne, mesure 224 cm de long pour un poids estimé entre 2,5 et 3 tonnes (3,15 tonnes initialement). Sa face supérieure présente onze cuvettes et sept rainures de polissage, typiques des techniques néolithiques. Des éclats, détachés au cours des millénaires, lui donnent aujourd’hui une forme évoquant un sarcophage.

Depuis le Moyen Âge, ce monument est associé à des pratiques magico-religieuses et à la légende de saint Guillaume Firmat, ermite de Tours ayant vécu dans le Bas-Maine et la Bretagne. Selon la tradition, il aurait été exécuté sur cette pierre, y laissant l’empreinte de son corps et des taches rougeâtres interprétées comme des traces de son sang. La poussière de la pierre, récoltée par friction, était réputée guérir la fièvre. Les rituels incluaient le nettoyage de la pierre avec un balai de genêts et l’enfouissement d’une pièce au pied d’une croix, dont des vestiges (une croix en bois et un croisillon médiéval) étaient encore visibles à la fin du XIXe siècle.

Le polissoir a été décrit pour la première fois en 1880 par Émile Moreau, qui signale des fouilles archéologiques infructueuses cette même année. Grâce à sa publication, la Commission historique et archéologique de la Mayenne obtient son classement au titre des monuments historiques par la liste de 1889. En 1899, l’instituteur L. Fléchard mentionne dans sa monographie les pratiques magiques persistantes et la présence de deux croix sur le site. Des fouilles archéologiques menées en 2012 ont confirmé l’emplacement d’une croix médiévale au nord de la pierre et étudié les éclats liés aux rituels, ainsi que les parcelles environnantes.

L’étude de 2015 par G. Kerdivel et E. Mens (publiée dans La Mayenne, archéologie, histoire) souligne la christianisation de ce monument préhistorique, dont le nom et les légendes reflètent une tradition de dévotion locale. La pierre, toujours in situ à 50 m au sud du hameau de la Berthellière, est accessible par un chemin fléché et aménagé avec un panneau explicatif. Son altitude de 155 m et son orientation parallèle au chemin suggèrent qu’elle n’a pas été déplacée depuis le Néolithique, ou seulement de manière mineure.

Liens externes

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