Période de création Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Datation estimée du polissoir
1879
Découverte du monument
Découverte du monument 1879 (≈ 1879)
Première identification archéologique
1883
Premier déplacement
Premier déplacement 1883 (≈ 1883)
Déplacement de quelques dizaines de mètres
1889
Classement monument historique
Classement monument historique 1889 (≈ 1889)
Protection par liste de 1889
1966
Second déplacement
Second déplacement 1966 (≈ 1966)
Installation près de l'église
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Polissoir (cad. A 218) : classement par liste de 1889
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique spécifique lié à ce monument.
Origine et histoire du polissoir du Petit-Fontenail
Le polissoir du Petit-Fontenail, aussi appelé polissoir du Fort de Fontenailles, est un vestige mégalithique découvert en 1879 à Nourray, dans le Loir-et-Cher. Ce bloc de grès lustré et de poudingue, long de 4,30 mètres, présente 19 rainures, 12 cuvettes et 8 plages de polissage, caractéristiques des outils néolithiques. Il fut classé monument historique dès 1889, soulignant son importance archéologique.
Déplacé à deux reprises, d'abord en 1883 à quelques dizaines de mètres de son emplacement d'origine, puis en 1966 près de l'église du village, ce polissoir illustre les pratiques de conservation et de mise en valeur du patrimoine préhistorique. Sa localisation actuelle, place de l'Église à Nourray, facilite son accès au public.
Les polissoirs, comme celui du Petit-Fontenail, servaient à affûter et polir des outils en pierre (haches, herminettes) durant le Néolithique. Leur présence atteste d'une occupation humaine sédentaire et d'une maîtrise avancée des techniques de taille. Ce monument, propriété de la commune, reste un témoignage rare des savoir-faire artisanaux de cette époque en Centre-Val de Loire.
Les sources disponibles, dont les travaux de Jackie Despriée et Claude Leymarios (1974), confirment son intérêt scientifique. Son classement précoce (1889) en fait l'un des premiers monuments préhistoriques protégés en France, aux côtés d'autres sites mégalithiques du Loir-et-Cher.