Crédit photo : Séraphin-Médéric Mieusement (1840–1905) Autres nom - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
…
0
1800
1900
2000
Néolithique
Période de création
Période de création Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Fabrication du polissoir en silex.
vers 1865
Découverte par M. Dauxerre
Découverte par M. Dauxerre vers 1865 (≈ 1865)
Identification sur la commune de Ferrière-Larçon.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique 1889 (≈ 1889)
Première liste des monuments protégés.
1953
Don au Musée de l’Homme
Don au Musée de l’Homme 1953 (≈ 1953)
Transfert par les héritiers Dauxerre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Polissoir : classement par liste de 1889
Personnages clés
M. Dauxerre - Découvreur du polissoir
L’a identifié vers 1865.
Gérard Cordier - Archéologue
A étudié les mégalithes d’Indre-et-Loire.
Louis Dubreuil-Chambardel - Préhistorien
A documenté le polissoir en 1923.
Origine et histoire
Le polissoir de Ferrière-Larçon est un outil néolithique taillé dans un banc de silex, découvert vers 1865 par M. Dauxerre sur la commune de Ferrière-Larçon, en Indre-et-Loire. Mesurant environ 45 × 35 cm pour un poids de 79 kg, il présente des rainures orientées différemment sur ses deux faces, traces de son usage pour affûter ou polir des objets. Classé monument historique dès 1889, il était initialement exposé dans une maison du bourg avant d’être transféré au musée de la Préhistoire du Grand-Pressigny, puis au Muséum national d’Histoire naturelle à Paris.
Selon les sources du XIXe et XXe siècles, ce polissoir illustre les pratiques artisanales du Néolithique en Touraine, région riche en silex exploité pour la fabrication d’outils. Les descriptions de Gérard Cordier et Robert Ranjard soulignent son importance archéologique, tandis que les archives mentionnent son déplacement progressif : d’abord propriété communale, il fut donné au Musée de l’Homme en 1953 par les héritiers de son découvreur. Aujourd’hui inventorié sous le numéro MNHN-HP-53-6.1, il reste un témoignage matériel des savoir-faire préhistoriques.
Les dimensions rapportées varient selon les sources : 45 × 35 cm (Wikipédia) ou 69 × 41 cm avec une épaisseur de 10 à 14 cm (Monumentum). Cette divergence pourrait s’expliquer par des mesures incluant ou non le support original. Le polissoir, classé parmi les premiers monuments historiques de France en 1889, reflète l’intérêt précoce pour le patrimoine mégalithique, alors que la Touraine était un foyer de recherches archéologiques, comme en attestent les travaux de Louis Dubreuil-Chambardel en 1923.