Période d'utilisation Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Polissage des haches en silex.
1912
Découverte des polissoirs
Découverte des polissoirs 1912 (≈ 1912)
Identification sur les rives du Laizon.
24 août 1976
Double inscription MH
Double inscription MH 24 août 1976 (≈ 1976)
Protection des deux polissoirs des rives.
1983
Nouveau polissoir voisin
Nouveau polissoir voisin 1983 (≈ 1983)
Découverte à Ouilly-le-Tesson.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Polissoir (cad. D 23) : inscription par arrêté du 24 août 1976
Origine et histoire des polissoirs de Poussendre
Les polissoirs de Poussendre ont été découverts en 1912 sur les rives du Laizon, à Bons-Tassilly, dans le département du Calvados. Ces blocs de grès, marqués par des sillons profonds, servaient au polissage des haches et outils en silex durant le Néolithique. Leur présence illustre l’activité agricole et artisanale des populations locales, qui défrichaient les forêts pour créer des champs et fabriquaient des outils indispensables à leur subsistance.
Un premier polissoir, situé sur la rive droite du Laizon, a été inscrit au titre des monuments historiques le 24 août 1976, tout comme un second polissoir découvert sur la rive gauche. Ces vestiges, typiques des sites mégalithiques de la région, révèlent l’importance des cours d’eau comme lieux de travail et d’échange. Plusieurs autres polissoirs ont été identifiés dans la vallée, confirmant l’activité intense de taille et de polissage dans cette zone.
La découverte d’un polissoir voisin à Ouilly-le-Tesson en 1983 renforce l’hypothèse d’un réseau d’ateliers de polissage le long du Laizon. Ces sites, souvent associés à des abris sous roche et à des menhirs comme ceux des Longrais, témoignent d’une occupation humaine continue depuis le Paléolithique. Les polissoirs de Poussendre, par leur état de conservation et leur inscription, constituent un exemple remarquable du patrimoine mégalithique normand.