Période de création Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Utilisation par les communautés préhistoriques.
1874
Signalement initial
Signalement initial 1874 (≈ 1874)
Découverte par M. Remauger, tailleur de pierre.
1889
Classement historique
Classement historique 1889 (≈ 1889)
Six polissoirs classés monuments historiques.
1972
Découverte du 7e polissoir
Découverte du 7e polissoir 1972 (≈ 1972)
Identifié par J. Soulier, archéologue.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Groupe de huit polissoirs (cad. BK 35, 36) : classement par liste de 1889
Personnages clés
M. Remauger - Tailleur de pierre
A signalé les polissoirs en 1874.
J. Soulier - Archéologue
A découvert le 7e polissoir en 1972.
Origine et histoire des polissoirs
Les polissoirs du Gué de Beaumoulin forment un ensemble de sept polissoirs néolithiques situés à Souppes-sur-Loing, dans le département de Seine-et-Marne. Ces blocs de grès de Fontainebleau, utilisés pour affûter et polir des outils en pierre, furent signalés pour la première fois en 1874 par un tailleur de pierre nommé M. Remauger. Leur découverte met en lumière les pratiques artisanales des communautés préhistoriques locales, qui exploitaient les ressources géologiques de la région pour façonner des objets du quotidien ou des armes.
Six des sept polissoirs furent classés au titre des monuments historiques dès 1889, soulignant leur importance archéologique précoce. Le septième polissoir ne fut identifié et décrit qu’en 1972 par J. Soulier, révélant l’étendue progressive des connaissances sur ce site. Ces polissoirs illustrent l’ingéniosité technique du Néolithique, période marquée par la sédentarisation et le développement de l’agriculture, où les outils en pierre polie jouaient un rôle central dans les activités économiques et sociales.
Le site des polissoirs de Souppes-sur-Loing s’inscrit dans un paysage mégalithique plus large en Seine-et-Marne, région riche en vestiges préhistoriques. Leur préservation et leur étude continuent d’éclairer les modes de vie des populations néolithiques, ainsi que leur relation avec l’environnement et les matériaux disponibles. Classés parmi les monuments historiques français, ces polissoirs constituent un témoignage tangible des savoir-faire ancestraux et de l’organisation des communautés humaines il y a plusieurs millénaires.