Frise chronologique
30 juillet 1586
Contrat de construction
Contrat de construction
30 juillet 1586 (≈ 1586)
Marie de Capdequi commande deux ponts à Jean Tastet.
4e quart XVIe siècle
Période de construction
Période de construction
4e quart XVIe siècle (≈ 1687)
Édification du pont près du prieuré.
30 décembre 1994
Classement MH
Classement MH
30 décembre 1994 (≈ 1994)
Inscription aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont (cad. ZA 105) : inscription par arrêté du 30 décembre 1994
Personnages clés
| Marie de Capdequi (ou Marie de Monluc) - Prieure du Paravis |
Commanditaire du pont en 1586. |
| Jean Tastet - Maçon constructeur |
Signataire du contrat de 1586. |
| Antoine Fray - Procureur de la prieure |
Intermédiaire pour le paiement des travaux. |
Origine et histoire
Le pont du Paravis est un ouvrage en pierre construit au 4e quart du XVIe siècle près du prieuré du Paravis, dépendant de l'Ordre de Fontevraud, à Feugarolles (Lot-et-Garonne, Nouvelle-Aquitaine). Il franchit un affluent de l'Auvignon et se distingue par son arche en plein-cintre, composée de claveaux réguliers et d'un blocage en maçonnerie. Son tablier, dépourvu de garde-corps, reflète une architecture sobre et fonctionnelle.
Selon un acte notarié daté du 30 juillet 1586, la prieure Marie de Capdequi (ou Marie de Monluc selon les sources) passe un contrat avec le maçon Jean Tastet pour la construction de deux ponts sur le domaine du prieuré. L'un d'eux, situé près de la grille et du lavoir, correspond probablement au pont actuel. Le coût des travaux, fixé à 35 écus d'or sol, devait être réglé à leur achèvement. Cet ouvrage illustre la mise en valeur du domaine fontevriste à la fin du XVIe siècle.
Le pont a été inscrit aux monuments historiques le 30 décembre 1994, reconnaissant sa valeur patrimoniale. Les sources historiques, dont les travaux de J.-R. Marboutin (1924), confirment son lien avec l'activité économique et religieuse du prieuré. Aujourd'hui, il subsiste comme témoin de l'architecture rurale et monastique de la Renaissance en Aquitaine.