Construction initiale XIVe siècle (≈ 1450)
Édification du pont aqueduc mentionné dans des textes dès 1337.
XVe siècle
Remaniments majeurs
Remaniments majeurs XVe siècle (≈ 1550)
Modifications et ajout d'étages supplémentaires, mentionné dans des textes en 1418.
2011
Inscription historique
Inscription historique 2011 (≈ 2011)
Les vestiges du pont sont inscrits au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les vestiges du pont aqueduc et des arches de la roche Colomère situés en limite des communes de Rodès, Bouleternère et Ille-sur-Têt (cf plan annexé à l'arrêté) : le pont aqueduc d'en Labau, pour la rive droite, au lieudit Pont de Labau, parcelles B 676 (Rodès) et A 990 (Bouleternère) ; pour la rive gauche, parcelles A 1096 (Rodès) et I 5 (Ille-sur-Têt) ; les arches de la Roche Colomère : parcelle A 1052 et A 1053, lieudit la Devèze (Rodès) : inscription par arrêté du 19 décembre 2011
Origine et histoire du Pont aqueduc d'en Labau
Pont aqueduc d'en Labau
Situé dans la vallée de la Têt, le pont aqueduc d'en Labau se trouve à la limite des communes de Rodès, Bouleternère et Ille-sur-Têt, dans les gorges de la Guillera, et permettait à l'ancien canal royal de Thuir de franchir la rivière. Les principaux vestiges sont concentrés sur la rive droite, au-dessus de laquelle circule le canal de Corbère, tandis que sur la rive gauche subsiste seulement un simple mur. Sur la rive droite subsiste une pile pourvue d'une double série d'arches très élevées, surmontées d'une muraille en opus spitacum. Les claveaux sont constitués de fines lames de schiste et la clef d'un bloc de granit; les piles latérales sont appareillées avec des chaînes d'angle en blocs de marbre rose taillés. La face tournée vers la rivière présente des ressauts destinés à supporter des poutres, la partie du pont enjambant la Têt étant conçue pour être charpentée. Le pont se distingue par ses dimensions et son ancienneté, par son lien avec l'histoire du royaume de Majorque et par son rôle dans l'histoire agraire du Roussillon. Mentionné dans des textes datés de 1337 et 1418, il paraît avoir été construit et remanié en plusieurs campagnes pour former ses différents étages. Les vestiges du pont et les arches de la roche Colomère, situés en limite des trois communes, ont été inscrits au titre des monuments historiques le 19 décembre 2011. Les différentes parties du monument appartiennent au syndicat d'arrosage du canal d'Ille, à la commune de Rodès et à des propriétaires privés. En juin 2022, l'Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Artistique et Historique Roussillonnais a constaté que l'ouvrage se trouve dans un état fragile et nécessite des réparations urgentes. Le toponyme apparaît dès le XIVe siècle sous la forme La Baur de Belloch : Belloch renvoie à l'église Saint-Pierre de Belloch et le terme baur désigne un grand ravin, en l'occurrence les gorges de la Guillera. Malgré son état de ruine, le pont aqueduc d'en Labau demeure un témoin important du patrimoine hydraulique et agraire du Roussillon.