Frise chronologique
vers 1850
Construction du pont-aqueduc
Construction du pont-aqueduc
vers 1850 (≈ 1850)
Ouvrage bâti pour le canal de Carpentras.
2001
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
2001 (≈ 2001)
Reconnaissance du patrimoine industriel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le pont-aqueduc, en totalité (cad. C 447 ; D 157) : inscription par arrêté du 6 novembre 2001
Personnages clés
| Conte - Architecte-ingénieur |
Concepteur du pont-aqueduc. |
| Perrier - Architecte-ingénieur |
Concepteur du pont-aqueduc. |
| Masselin - Architecte-ingénieur |
Concepteur du pont-aqueduc. |
| Gendarme - Architecte-ingénieur |
Concepteur du pont-aqueduc. |
Origine et histoire
Le pont-aqueduc des Cinq-Cantons est un ouvrage emblématique situé à Loriol-du-Comtat, dans le département de Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Construit vers 1850, il fait partie intégrante du réseau du canal de Carpentras, conçu pour acheminer les eaux de la Durance vers les terres agricoles et les villes environnantes. Son architecture fonctionnelle, typique du 3e quart du XIXe siècle, répondait aux besoins croissants d'irrigation et de développement économique de la région, tout en marquant le paysage par sa structure imposante enjambant la route départementale D950.
Ce monument historique, inscrit depuis 2001, témoigne de l’expertise des ingénieurs de l’époque, parmi lesquels Conte, Perrier, Masselin et Gendarme. Leur travail a permis de concilier utilité pratique et durabilité, en intégrant l’aqueduc dans un réseau hydraulique plus large. Le canal de Carpentras, dont il est un maillon essentiel, jouait un rôle clé dans l’approvisionnement en eau de la plaine du Comtat Venaissin, soutenant ainsi l’agriculture locale, dominée par la culture des fruits, des légumes et de la vigne.
La localisation stratégique du pont-aqueduc, au nord de Carpentras, reflète son importance dans la circulation des ressources entre les villes de Carpentras et Orange. En franchissant une voie majeure comme la D950, il symbolise aussi la volonté de moderniser les infrastructures sous le Second Empire, période marquée par un essor des grands travaux publics. Aujourd’hui, il reste un vestige remarquable de ce patrimoine industriel, attirant l’attention des historiens et des passionnés d’architecture hydraulique.