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Pont-aqueduc dit le Pont de Jurieux (vestiges) à Saint-Maurice-sur-Dargoire dans la Loire

Patrimoine classé Patrimoine urbain Pont Pont-Aqueduc

Pont-aqueduc dit le Pont de Jurieux (vestiges)

    Jurieux
    42800 Saint-Maurice-sur-Dargoire
Pont de Jurieux à Saint-Maurice-sur-Dargoire
Pont-aqueduc dit le Pont de Jurieux vestiges
Pont-aqueduc dit le Pont de Jurieux vestiges
Pont-aqueduc dit le Pont de Jurieux vestiges
Pont-aqueduc dit le Pont de Jurieux vestiges
Pont-aqueduc dit le Pont de Jurieux vestiges
Pont-aqueduc dit le Pont de Jurieux vestiges
Pont-aqueduc dit le Pont de Jurieux vestiges
Pont-aqueduc dit le Pont de Jurieux vestiges
Pont-aqueduc dit le Pont de Jurieux vestiges
Crédit photo : User:Otourly - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
1800
1900
2000
vers 110 ap. J.-C.
Construction sous Trajan
1887
Découverte de la Pierre de Chagnon
1991
Classement des vestiges de Jurieux
2018
Sélection au Loto du Patrimoine
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Pont-aqueduc dit le Pont de Jurieux (vestiges) (cad. E 372) : inscription par arrêté du 18 février 1991

Personnages clés

Trajan - Empereur romain (98–117 ap. J.-C.) Règne durant la construction de l’aqueduc.
Hadrien - Empereur romain (117–138 ap. J.-C.) Auteur d’un édit protégeant l’ouvrage.
Germain de Montauzan - Archéologue (XXe siècle) Auteur d’une thèse fondatrice (1908).
Paul de Gasparin - Ingénieur (XIXe siècle) Cartographie l’aqueduc en 1834.

Origine et histoire

Le pont-aqueduc de Jurieux fait partie de l’aqueduc du Gier, l’un des quatre aqueducs antiques desservant Lugdunum (Lyon). Avec ses 86 km, il est le plus long et le mieux conservé. Construit probablement sous Trajan (vers 110 ap. J.-C.), son tracé suit le relief depuis Saint-Chamond (Loire) jusqu’à Lyon, traversant le Rhône. Les vestiges de Jurieux, classés en 1991, sont parmi les rares ponts complets encore visibles.

La datation de l’aqueduc a fait débat : initialement attribuée à Claude ou Auguste, des découvertes comme la Pierre de Chagnon (1887) évoquant Hadrien, ou des coffrages en bois datés de 110 (règne de Trajan) ont affiné les hypothèses. L’inscription de Chagnon, similaire à celle de la Pierre du Rieu (1996), interdit labours et plantations près de l’ouvrage, reprenant une loi augustéenne. Ces textes confirment son importance stratégique pour Lugdunum.

L’aqueduc utilise des techniques romaines variées : ponts-siphons (comme celui de Beaunant, classé en 1875), tunnels (ex. : 825 m à Mornant), et regards de visite. Le pont de Jurieux, unique section intacte, illustre cette ingénierie. Des restaurations récentes (2009–2018) ont préservé ses arches, tandis que des fouilles ont révélé des piles et des parements en opus reticulatum, rares en France.

Les études historiques débutent dès le XVIe siècle avec des érudits lyonnais comme Pierre Sala ou Guillaume du Choul. Au XIXe siècle, Paul de Gasparin et Germain de Montauzan cartographient l’ouvrage, tandis que des protections successives (1912, 1930, 1986) soulignent sa valeur patrimoniale. Aujourd’hui, l’aqueduc bénéficie du Loto du Patrimoine (2018) et reste un témoignage majeur de l’ingénierie romaine en Gaule.

Liens externes