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Pont Camille-de-Hogues à Châtellerault dans la Vienne

Pont Camille-de-Hogues

  • Pont Camille de Hogues
  • 86100 Châtellerault
Pont Camille-de-Hogues
Pont Camille-de-Hogues
Pont Camille-de-Hogues
Pont Camille-de-Hogues
Pont Camille-de-Hogues
Pont Camille-de-Hogues
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
7 Quai des Myr de la Résistance 86100 Châtellerault

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1800
1900
2000
Mi-août 1899
Début des fondations
1879–1881
Demandes des habitants
26 novembre 1897
Lancement du concours
1er juillet 1898
Choix du béton armé
Septembre 1900
Mise en service
1902–1910
Premières réparations
1913 ou 1919
Changement de nom
29 août 1944
Épargné par les Allemands
22 novembre 2002
Classement monument historique
2006–2009
Rénovation par réalcalinisation
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le pont franchissant la Vienne (cad. domaine public, non cadastré) : classement par arrêté du 22 novembre 2002

Personnages clés

Camille de Hogues - Maire de Châtellerault (1896–1904) Initiateur du projet et éponyme du pont.
François Hennebique - Ingénieur et entrepreneur Concept du béton armé utilisé pour le pont.
Maurice Dumas - Agent de Hennebique Présente le projet en béton armé au conseil municipal.
Marcel Wiltzer - Sous-préfet de Châtellerault Empêche la destruction du pont en 1944.
Georg-Hans Reinhardt - Général allemand Ordone l’épargne des ponts lors de la retraite.

Origine et histoire

Le pont Camille-de-Hogues est un ouvrage routier pionnier en béton armé, construit sur la Vienne à Châtellerault (Nouvelle-Aquitaine). Il fut conçu pour desservir la Manufacture d’armes sur la rive gauche, en réponse aux demandes des habitants dès 1879. En 1897, le maire Camille de Hogues lance un concours pour sa construction, opposant un projet métallique (204 500 F) à une proposition en béton armé (175 000 F) par la société Hennebique, retenue pour son coût réduit et validée par l’ingénieur des Ponts et Chaussées.

Les travaux débutent en août 1899 avec des fondations et des arcs en béton armé, une technique révolutionnaire combinant résistance du béton et de l’acier. Le pont, composé de trois travées (40 m, 50 m, 40 m), est achevé en septembre 1900 et inauguré sous le nom de Pont de la Manufacture. Il devient le premier grand pont en béton armé de France, avec une hauteur réduite à 0,70 m entre les arcs et le tablier, optimisant la pente et le débit des crues.

Dès 1902, des fissures et défauts de chaussée nécessitent des réparations jusqu’en 1910, suivies d’autres interventions dans les années 1930. En 1913 ou 1919, il est renommé Pont Camille-de-Hogues en hommage au maire (1896–1904). Épargné par les Allemands en 1944 grâce à l’intervention du sous-préfet Marcel Wiltzer, il est classé monument historique en 2002 et labellisé Patrimoine du XXe siècle.

Entre 2006 et 2009, une rénovation majeure par réalcalinisation du béton traite la carbonatation et la corrosion des armatures, causées par 2 000 à 3 000 véhicules quotidiens. La technique, innovante, restaure le pH du béton pour protéger les structures. Propriété de la communauté d’agglomération, le pont reste un symbole de l’ingénierie moderne et du patrimoine industriel local.

Liens externes

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