Construction du pont-canal 1846 (≈ 1846)
Réalisé en fonte par Lebasteur et Cavy.
avant 1870
Premières cassures détectées
Premières cassures détectées avant 1870 (≈ 1870)
Fermes en fonte endommagées avant remplacement.
1887
Restauration majeure
Restauration majeure 1887 (≈ 1887)
Fermes en fer remplacent la fonte.
1957
Désaffectation du canal
Désaffectation du canal 1957 (≈ 1957)
Fin de la navigation sur la Haute-Seine.
1973
Comblement partiel du canal
Comblement partiel du canal 1973 (≈ 1973)
Lié à la station d’épuration de Troyes.
2014-2015
Restauration et voie verte
Restauration et voie verte 2014-2015 (≈ 2015)
Transformation en passerelle piétonne et cyclable.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont-canal (cad. NON CADASTRE) : inscription par arrêté du 6 décembre 1984
Personnages clés
Pierre-Olivier Lebasteur - Ingénieur concepteur
A conçu le pont-canal en 1846.
Hippolyte Cavy - Entrepreneur en maçonnerie
Réalisa les fondations et piles.
Jean-Pierre-Victor André - Maître de forges
Fournit les éléments métalliques.
Origine et histoire du Pont-canal
Le pont-canal de Barberey-Saint-Sulpice, édifié en 1846, est un ouvrage d’art métallique conçu par l’ingénieur Pierre-Olivier Lebasteur. Sa structure en fonte, audacieuse pour l’époque, permet au canal de la Haute-Seine de franchir la Seine à faible hauteur, évitant ainsi la construction d’un pont en maçonnerie plus élevé. Les fermes en fonte, coulées par la fonderie Rollet & Remy de Joinville, et les maçonneries réalisées par l’entreprise Hippolyte Cavy de Nevers, illustrent les avancées techniques du XIXe siècle. Avant 1870, des cassures sont constatées sur deux fermes, remplacées en 1887 par des éléments en fer lors d’une restauration.
Désaffecté en 1957 après la radiation du canal de la Haute-Seine, le pont-canal est comblé en 1973 pour accueillir une canalisation d’égouts liée à la station d’épuration de Troyes. En 1984, il est inscrit aux monuments historiques en tant que plus ancien pont-canal métallique encore en place. Sa structure, hors d’eau depuis les années 1970, témoigne des défis techniques et des usages industriels du XIXe siècle.
À partir de 2014, le conseil départemental de l’Aube entreprend sa restauration pour un montant de 962 000 €, dans le cadre du prolongement de la voie verte du canal de la Haute-Seine. Depuis juin 2015, le pont-canal abrite une passerelle accessible aux piétons et cyclistes, intégrée à la nouvelle voie verte de la Seine. Ce projet allie préservation patrimoniale et valorisation touristique, offrant un lien entre histoire industrielle et usages contemporains.
Devenir actuel
Le pont-canal demeure hors d'eau et porte désormais une passerelle accessible aux piétons et cyclistes. La nouvelle voie verte de la Seine a été ouverte au public en juin 2015.