Construction du pont-canal 1839-1853 (≈ 1846)
Dirigé par Baudre et Job, Ponts et Chaussées.
21 août 2003
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 21 août 2003 (≈ 2003)
Inscription avec écluses et bassins.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le pont-canal qui enjambe la Baïse avec ses bassins d'attente et leurs écluses (cad. domaine public, non cadastré) : inscription par arrêté du 21 août 2003
Personnages clés
Jean-Baptiste de Baudre - Ingénieur des Ponts et Chaussées
Co-directeur des travaux du pont.
Jean Gratien de Job - Ingénieur des Ponts et Chaussées
Co-directeur des travaux du pont.
Origine et histoire du Pont-canal
Le pont-canal sur la Baïse est un ouvrage d’art majeur du canal latéral à la Garonne, conçu pour permettre aux péniches de traverser la Baïse sans interruption. Situé entre les communes de Vianne et Feugarolles (Lot-et-Garonne), il a été construit entre 1839 et 1853 sous la direction des ingénieurs Jean-Baptiste de Baudre et Jean Gratien de Job, membres des Ponts et Chaussées. L’ouvrage, entièrement maçonné en pierre de taille du Quercy, se distingue par ses trois arches en plein cintre, ses trottoirs en galets, et un garde-corps néo-classique orné de mufles de lions.
Le pont-canal, d’une longueur d’environ 61 mètres, ne permet qu’une navigation à sens unique. Il est encadré par des écluses et des maisons d’éclusiers, tandis que ses piles sont protégées par des becs semi-cylindriques en amont et en aval. La banquette orientale, revêtue de galets noirs et clairs, arbore une frise décorative (grecque) sur toute sa longueur. Classé Monument Historique en 2003, il illustre l’ingénierie hydraulique du XIXe siècle, similaire au pont-canal d’Agen, et marque un point clé du réseau fluvial régional.
Le dispositif d’approche, situé côté Vianne, comprend une écluse et un bassin d’attente, soulignant l’intégration fonctionnelle de l’ouvrage dans le paysage. Les matériaux locaux (pierre du Quercy, galets) et les détails architecturaux (chaperons plats, corniche moulurée) reflètent à la fois une utilité pratique et une recherche esthétique, caractéristique des grands travaux de l’époque. Aujourd’hui, il reste un témoignage remarquable de l’histoire des voies navigables françaises.