Pont couvert du Pont-Chrétien-Chabenet au Pont-Chrétien-Chabenet dans l'Indre

Patrimoine classé Patrimoine urbain Pont

Pont couvert du Pont-Chrétien-Chabenet

  • Le Champ Renaud
  • 36800 Le Pont-Chrétien-Chabenet
Pont couvert du Pont-Chrétien-Chabenet
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Pont couvert du Pont-Chrétien-Chabenet
Pont couvert du Pont-Chrétien-Chabenet
Crédit photo : Legrocha - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1847
Noyade des ouvriers
17 novembre 1855
Autorisation préfectorale
1860
Construction attribuée
Milieu du XIXe siècle
Classification au titre des monuments historiques
1975
Donation du pont
20 juillet 1992
Classement historique
2001
Restauration du pont
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Pont couvert en bois, franchissant la Bouzanne, y compris les ouvrages en maçonnerie du chemin d'accès à l'Ouest (cad. A 158) : classement par arrêté du 20 juillet 1992

Personnages clés

Comte de Poix Comte ayant obtenu l'autorisation de construire le pont en 1855.
Comte de Foix Comte à qui la construction du pont est attribuée vers 1860.

Origine et histoire du Pont couvert

Le pont couvert en bois se situe sur la commune du Pont-Chrétien-Chabenet, dans le département de l'Indre, et enjambe la Bouzanne à l'ouest du bourg. Son origine fait l'objet de récits divergents : il pourrait dater du milieu du XIXe siècle et, selon une version locale, avoir été édifié par les entreprises travaillant au viaduc des Roches lors du chantier de la ligne Châteauroux–Argenton-sur-Creuse (1847‑1854) après la noyade d'ouvriers ; une autre version l'attribue au comte de Foix vers 1860. Une plaque apposée à l'intérieur rappelle qu'un arrêté préfectoral du 17 novembre 1855 a autorisé le comte de Poix à construire ce pont de bois pour desservir des fermes de la rive droite ; elle note également la noyade de neuf ouvriers le 20 avril 1847 lors des travaux du chemin de fer et précise que l'ouvrage est resté privé jusqu'à une donation en 1975 le rendant communal. Présenté comme unique en France, ce pont couvert appartient à un type ancien dont la toiture protégeait la structure en bois. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques le 20 juillet 1992 et restauré en 2001.
L'ouvrage repose sur deux culées maçonnées en pierre, l'une sur chaque rive, et sur des palées de bois qui soutiennent la structure porteuse constituée de deux poutres triangulées. Le tablier est formé de planches et bordé de murs latéraux en bois faits de planches jointives percées d'orifices circulaires ; ces murs soutiennent la charpente du toit et prennent appui sur des maçonneries en pierre qui prolongent les culées en élévation. Les assemblages de la charpente sont en partie réalisés selon les techniques anciennes, avec des chevilles en bois, et parfois par boulonnage ; des tirants ont été ajoutés pour assurer le contreventement. À chaque extrémité, le pont se termine par des avant-corps maçonnés prolongeant les appuis. Sa longueur est de 20 mètres, sa largeur utile de 3,50 mètres et sa hauteur de 3,50 mètres.
Sur la rive gauche, en face du pont, une ancienne carrière souterraine fermée par une grille et une grotte close sont visibles ; la carrière a fourni les pierres pour la construction du viaduc et d'autres carrières anciennes jalonnent le vallon. Ces carrières étaient déjà exploitées à l'époque romaine pour la fourniture de pierres destinées aux monuments d'Argentomagus, et des traces d'extraction de sarcophages sont visibles à proximité de la grotte.

Liens externes