Crédit photo : Dominique Robert REPERANT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
43130 Saint-André-de-Chalencon, Sur l'Ance
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
…
1900
2000
XIIIe siècle
Construction initiale présumée
Construction initiale présumée XIIIe siècle (≈ 1350)
Période attribuée par certaines sources
XVe siècle
Période probable de construction actuelle
Période probable de construction actuelle XVe siècle (≈ 1550)
Postérieur au pont du Diable
23 septembre 1949
Classement monument historique
Classement monument historique 23 septembre 1949 (≈ 1949)
Inscrit par arrêté ministériel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont dit Pont de Bounery : inscription par arrêté du 23 septembre 1949
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Sources ne mentionnent aucun acteur
Origine et histoire du Pont de Bounery
Le pont de Bounery est un ouvrage médiéval en arc enjambant la rivière Ance, située entre les communes de Saint-André-de-Chalencon et Tiranges, en Haute-Loire. Construit initialement pour desservir le château de Chalencon, il se distingue par son arche en plein cintre et l’absence d’avant-becs, caractéristiques techniques qui lui confèrent une allure à la fois robuste et élancée. Une seconde arche, aujourd’hui bouchée, suggère des modifications ultérieures.
Datant du XIIIe siècle selon certaines sources, son état actuel semble cependant indiquer une construction postérieure au XVe siècle, le rendant postérieur au pont du Diable voisin. Ce pont jouait un rôle stratégique en reliant deux territoires, facilitant les échanges entre le bourg médiéval de Chalencon et Tiranges. Son tablier, en léger dos d’âne, culmine à 15,20 mètres au-dessus de l’Ance, avec une arche principale de 18 mètres d’ouverture.
Classé monument historique le 23 septembre 1949, le pont de Bounery illustre l’ingénierie médiévale adaptée aux contraintes géographiques et militaires de la région. Sa structure massive, conçue pour résister aux crues de l’Ance, reflète aussi les techniques de construction locales. Aujourd’hui propriété communale, il reste un témoignage de l’histoire architecturale et des réseaux de communication en Auvergne au Moyen Âge.