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Frise chronologique
1862
Décision de construction
Décision de construction
1862 (≈ 1862)
Remplacement du bac par un pont.
1863
Construction du pont
Construction du pont
1863 (≈ 1863)
Réalisé par Adolphe Boulland en huit mois.
1913
Rupture d'un câble
Rupture d'un câble
1913 (≈ 1913)
Réparations majeures nécessaires.
1922
Travaux de consolidation
Travaux de consolidation
1922 (≈ 1922)
Suite aux plaintes des usagers.
1978
Remplacement du tablier
Remplacement du tablier
1978 (≈ 1978)
Bois remplacé par caissons métalliques.
7 février 1990
Inscription monument historique
Inscription monument historique
7 février 1990 (≈ 1990)
Reconnaissance patrimoniale officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont suspendu de Confolent (cad. non cadastré ; domaine public) : inscription par arrêté du 10 septembre 1990
Personnages clés
| Adolphe Boulland - Ingénieur-constructeur |
Concepteur du pont en 1863. |
Origine et histoire
Le pont de Confolent a été construit en 1863 par l'ingénieur Adolphe Boulland pour remplacer un bac au confluent du Lignon, dans le cadre d'une concession avec péage de 27 ans et 11 mois. L'ouvrage, achevé en huit mois, se distingue par ses pylônes en forme de tours crénelées et son tablier en bois, complété par une maison de péage ornée d'une statue de la Vierge. Ce projet visait à désenclaver la commune de Beauzac et à moderniser les infrastructures locales.
Entre 1913 et 1922, le pont a subi plusieurs incidents, notamment la rupture de câbles en 1913 et 1921, entraînant des réparations majeures en réponse aux plaintes des usagers. Ces travaux ont permis de maintenir sa fonctionnalité malgré les défis structurels. En 1978, le platelage en bois a été remplacé par des caissons métalliques, marquant une évolution technique significative pour assurer sa durabilité.
Le pont de Confolent, d'une longueur totale de 140 mètres, illustre une réalisation technique moderne du XIXe siècle, avec des culées en maçonnerie et des piles évoquant des châtelets fortifiés médiévaux. Il a été inscrit aux monuments historiques le 7 février 1990, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale et architecturale. Aujourd'hui, il reste un témoignage des innovations en ingénierie de l'époque et de l'histoire locale.
Propriété du département de la Haute-Loire, le pont est situé à la frontière des communes de Beauzac et Saint-Maurice-de-Lignon. Son architecture, mêlant fonctionnalité et esthétique médiévale, en fait un élément remarquable du paysage du Massif central. Les sources historiques, comme les ouvrages de Bernard Marrey et Marcel Prade, soulignent son importance dans l'histoire des ponts modernes en France.