Frise chronologique
1827
Construction du premier pont
Construction du premier pont
1827 (≈ 1827)
Pont en charpente à péage conçu par Mallet.
1830
Débâcle et Trois Glorieuses
Débâcle et Trois Glorieuses
1830 (≈ 1830)
Deux arches emportées; passage des troupes royalistes.
1874
Deuxième pont en fonte
Deuxième pont en fonte
1874 (≈ 1874)
Remplacement après effondrement de 1873.
1918
Bombardements pendant la Grande Guerre
Bombardements pendant la Grande Guerre
1918 (≈ 1918)
Obus de la Grosse Bertha près du pont.
1966-1968
Construction du pont actuel
Construction du pont actuel
1966-1968 (≈ 1967)
Ouvrage métallique de 220 mètres.
18 juin 2016
Renommage du pont
Renommage du pont
18 juin 2016 (≈ 2016)
Ajout de *Cadets-de-Saumur* en hommage.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Ingénieur Mallet - Concepteur du premier pont |
Pont en charpente inauguré en 1827. |
| Vaudrey et Pesson - Ingénieurs du deuxième pont |
Pont en fonte construit en 1874. |
| Guy Grattesat et Bernard Pilon - Ingénieurs du pont actuel |
Conception entre 1966 et 1968. |
| Cadets de Saumur - Hommage du nom actuel |
Défenseurs des ponts en 1940. |
| Jean Thénault - Directeur du service de navigation |
Supervision du projet de 1968. |
Origine et histoire
Le pont de Grenelle, aujourd’hui nommé pont de Grenelle-Cadets-de-Saumur, est un ouvrage routier parisien franchissant la Seine entre les 15e et 16e arrondissements. Inauguré en 1968, il remplace un pont en fonte de 1874, lui-même édifié après l’effondrement d’un premier pont en bois construit en 1827. Son emplacement stratégique, près de l’île aux Cygnes et de la réplique de la statue de la Liberté, en fait un lieu emblématique de la capitale.
Le premier pont de Grenelle, conçu en 1827 par l’ingénieur Mallet, était un ouvrage en charpente à péage, financé par des promoteurs privés pour desservir le quartier de Beaugrenelle et le port fluvial en expansion. Endommagé à plusieurs reprises (débâcle de 1830, incendie de 1847), il joue un rôle clé lors des Trois Glorieuses (1830) et de la Commune de Paris (1871), avant de s’effondrer définitivement en 1873. Son remplacement par un pont en fonte en 1874, conçu par Vaudrey et Pesson, marque une modernisation, bien que ce second ouvrage subisse aussi des dégâts pendant la Première Guerre mondiale.
Le pont actuel, construit entre 1966 et 1968 sous la direction des ingénieurs Guy Grattesat et Bernard Pilon, se distingue par sa structure métallique de 220 mètres de long et 30 mètres de large. Il intègre deux travées principales de 85 mètres franchissant les bras de la Seine, ainsi qu’une travée sur l’île aux Cygnes. En 2016, il est renommé en hommage aux Cadets de Saumur, élèves officiers ayant défendu les ponts de la Loire en 1940. Son architecture fonctionnelle et son rôle dans la circulation parisienne en font un élément clé du patrimoine urbain.
Le pont de Grenelle apparaît dans plusieurs œuvres cinématographiques, comme Pierrot le Fou (1965) pour le second pont, ou Frantic (1988) pour l’ouvrage actuel. Son environnement immédiat, incluant un immeuble moderne côté 16e arrondissement et la proximité des stations de métro Charles Michels et Javel, en fait un lieu à la fois historique et dynamique, fréquenté quotidiennement par des milliers de Parisiens.
Son histoire reflète les évolutions techniques et politiques de Paris : du péage privé du XIXe siècle à la gestion publique, en passant par les destructions liées aux conflits (guerre franco-allemande de 1870, Commune, Première Guerre mondiale). Le pont incarne ainsi les transformations urbaines et les défis logistiques de la capitale, tout en conservant une dimension symbolique, notamment depuis son renommage en 2016.